Le réaménagement de l'ancien site industriel pollué produit beaucoup de poussière et les habitants se disent affligés par des maux de santé mystérieux.

24 hectares, 350 habitants, soit 0,3% de la population de Luxembourg-Ville. Ce n'est peut-être pas beaucoup, mais assez pour mettre sur pied un Syndicat d'Initiative propre. Aujourd'hui, les habitants du quartier Pulvermuhl se sentent ignorés par le gouvernement et ont décidé d'agir. Selon eux, on ne les tiendrait pas assez au courant de ce qui se passe sur l'ancien site industriel.

POUSSIÈRE TOXIQUE ?

Quand des travaux sur le site pollué ont produit beaucoup de poussières, ils sont passés à l'attaque, avec beaucoup de questions et de reproches relevés lors de reportages à la radio et à la télé. Mardi soir lors d'une réunion d'information, des représentants de la ville et du ministère de l'Environnement ont tenté d'expliquer la situation à une quarantaine de personnes dans le but de calmer les esprits.

Les questions étaient multiples. Certains se plaignaient de fatigue constante et de maux de tête. Y a-t-il un lien avec la poussière créée par les travaux ? "Non", répond la directrice adjointe du ministère de l'Environnement, qui souligne que l'exploitant doit observer des règles pour ces travaux. Selon Joëlle Welfring: "Sur place, seul le matériel non pollué a été concassé sur place." Comme le veut la loi.

210 PLACES DE PARKING POUR 950 HABITANTS

La présidente du Syndicat d'Initiative Malou Muschang est satisfaite des explications enfin obtenues. Elle déplore quand même la tournure des événements : il a fallu attendre la colère des habitants et six longs mois pour obtenir des réponses. Certains points restent d'ailleurs peu clairs : dans le quartier, chaque logement aura droit à une place de parking. Les 350 anciens habitants, et les 600 nouveaux qui arriveront, devront donc se contenter d'un total de 210 places.

RTL

© Laurent Weber / RTL Télé Lëtzebuerg

Le député CSV Serge Wilmes a posé une question parlementaire à la ministre de l'Environnement et au ministre du Travail sur ces sujets. Il s'est dit scandalisé face à la manière dont ce projet a été réalisé sur un site pollué avec de la poussière dont personne ne saurait si elle est nocive ni comment on pourrait protéger les habitants.

Même la qualité de l'eau de ce site interpelle, comme d'ailleurs le risque éventuel d'inondations causées par l'Alzette. On le voit, le dossier est loin d'être clôturé.

La maire de la ville a appelé les habitants à contacter les autorités si des irrégularités étaient constatées sur les chantiers, un appel auquel le Syndicat d'Initiative donnera sans doute suite...

RTL

© Laurent Weber / RTL Télé Lëtzebuerg