D'après les données publiées par Eurostat, le Luxembourg est le pays d'Europe dont la consommation d'énergies renouvelables est la plus faible.

En 2015, sur la quantité totale d'énergie consommée par le Grand-Duché, seuls 5% provenaient de sources renouvelables. Cela fait du Luxembourg le pays le moins écolo de l'UE. Un titre partagé avec Malte. Et il y aura encore des efforts à produire puisque l'objectif pour 2020 est d'atteindre 11% (et 10% pour la consommation des transports).

Tout en haut du classement établi par Eurostat, c'est la Suède qui fait office de modèle à suivre : avec 53,9%, la part d'énergie renouvelable est déjà supérieure à l'objectif fixé pour 2020 (49%).

Si de nombreux pays ont déjà atteints leur objectif 2020, l'Allemagne, la Belgique et la France n'y sont pas encore. Cette dernière est d'ailleurs la deuxième plus éloignée de son but (15,2 contre 23% visés).

La part des énergies renouvelables consommées dans les pays d'Europe. / © Eurostat

TOURISME À LA POMPE

Vu comme ça, le Luxembourg est un mauvais élève. Toutefois, l'effet du tourisme à la pompe accentue ces mauvais résultats. Avec une consommation de carburant qui pèse beaucoup dans la consommation finale totale et qui est majoritairement portée par le transport non-résident (travailleurs frontaliers et véhicules de passage, transport routier...), la consommation effective au Luxembourg est plus importante que celle provoquée par les résidents.

Évidemment, impossible d'enlever cette composante du résultat final, tous les pays sont logés à la même enseigne sur ce point. Le Luxembourg est bien un mauvais élève en terme de consommation d'énergies renouvelables.

Il suffit simplement de se rappeler que l'importance du tourisme à la pompe et le poids des frontaliers dans l'économie luxembourgeoise ont des effets proportionnellement plus importants que pour d'autres pays sur le résultat avancé par Eurostat. Ce qui n'enlève en rien aux efforts que doit consentir le Grand-Duché pour parvenir à son objectif de 11% d'énergies renouvelables dans la consommation d'ici 2020.