A partir de 2019, les enfants victimes d'abus sexuels seront accueillis et encadrés dans une structure unique au Luxembourg.

Le but de cette "Maison des enfants" ou "Barnahus", est que l'enfant victime d'abus ne soit pas soumis à un nouveau traumatisme en devant répéter son histoire à de multiples interlocuteurs. Ce modèle a pour particularité que l'ensemble des services nécessaires au traitement psychologique de l'enfant, depuis la prise en charge médicale jusqu'à l'assistance sociale, en passant par les auditions, sont regroupés au sein d'une seule structure.
Ce modèle existe depuis des années en Suède, au Danemark, en Finlande et en Islande. Claude Janizzi du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse a visité avec le Conseil de l'Europe la Barnahus de Reykjavik et le projet avait suscité l'enthousiasme.

L'accueil, l'examen médical, l'interrogatoire et le traitement par un psychothérapeute, tout se passe sous le même toit. Et cela, au bénéfice de l'enfant. En principe, un assistant social et plusieurs psychologues sont embauchés dans de telles structures.

En fonction des besoins, un docteur pour les soins et le juge pour l'interrogatoire se rendent sur place. En Islande, l'interrogatoire est enregistré pour servir de preuve. 

Au Luxembourg, le projet est bien accueilli tant par la police que par la justice, selon Claude Janizzi. Cette structure devrait ouvrir ses portes au Luxembourg au plus tard en 2019.