L'association des enseignants de religion n'est pas du tout satisfaite des mesures annoncées dans le contexte de l'introduction du cours unique de valeurs.

L'ALERF dénonce un processus de concertation qui était essentiellement une série de réunions d'informations lors desquelles le ministère aurait imposé sa réforme sans prendre en compte l'opinion des enseignants.

Mercredi, le ministre Claude Meisch avait présenté les conditions de reprise des enseignants de religion après la suppression des cours de religion, qui incluent notamment des formations et des examens, ce qui n'était pas fait pour plaire aux enseignants.

Le communiqué:

On regrette d’avoir participé à un dialogue de sourds

La création de « perspectives professionnelles grâce aux procédures de validation des acquis de l’expérience et grâce à une offre de formation continue » constituait le maître mot de la reprise des enseignants de religion.

Aujourd’hui que faut-il en retenir ?

Que l’adage « Pacta sund servanda » ne semble plus faire écho au sein du Ministère de l’Education nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse (MEN) ! La validation des acquis de l’expérience s’apparente dès lors, à notre grand dam, à des formations sanctionnées par des examens théoriques et pratiques.

Un changement de fusil d’épaule avec l’assentiment de l’ALERF ?

L’ALERF ne peut répondre que par la négative !

L’ignorance manifeste des avis et/ou propositions faites par l’ALERF ne saurait, en aucun cas, être qualifiée de concertation !

La convocation à 7 entrevues ne saurait non plus sous-entendre la concertation de l’ALERF mais plutôt l’information par le MEN des mesures qui seront prises à l’avenir.

Un projet de loi acceptable ?

Le projet de loi ne saurait satisfaire les membres de l’ALERF qui, notamment pour un grand nombre faisant preuve d’une longue carrière dans l’enseignement fondamental, doivent se soumettre à nouveau à des examens.

Il résulte, dès lors, que le projet de loi approuvé le 15 septembre dernier résultant d’un long processus d’information, sinon de concertation selon les dires du MEN, ne respecte pas l’intention commune des parties concernées.

pour l’ALERF

Notarnicola Vito