Ces derniers mois, le médiateur en santé a eu 170 cas à traiter, dont 20 suivis d'une médiation. Bilan.

Voilà un an et demi que le pays s'est doté d'un médiateur en santé. Son rôle est d'informer les personnes venant le voir de leurs droits en matière de santé, et de jouer les intermédiaires en cas de conflit. Dans la majeure partie des cas, il s'agit de conflits entre un patient et son médecin ou un patient et un hôpital. Mais il arrive également que des institutions médicales ou des médecins se tournent vers le médiateur pour une intervention auprès d'un patient.

C'est un peu plus de 170 cas que le médiateur en santé a eu à traiter depuis son entrée en fonction. Dans 20 cas de figure, une médiation a dû avoir lieu, avec le plus souvent des débouchés positifs - pouvant aller d'une simple excuse présentée à un nouveau traitement gratuit ou même une indemnisation.

Le service proposé est encore récent, puisqu'il n'existe que depuis le 15 mai de l'année dernière. Il se compose du médiateur lui-même, d'une juriste qui se charge également de médiation, et d'une secrétaire.

Une médiation n'a pas de caractère obligatoire. Cela signifie qu'un médecin contacté car il lui est reproché quelque chose n'est pas obligé de se présenter. En règle générale cependant, les praticiens répondent à l'appel. Dans 30% des cas, parler du problème suffit. Les patients se sentent écoutés et comprennent parfois aussi mieux leur situation. Pour le reste, bien plus de travail est demandé au médiateur.

Dans 80% des cas opposant un patient à un médecin, il s'agit d'un dentiste. Cette haute fréquence s'explique probablement par le fait que pour les soins dentaires, l'on attend du patient qu'il contribue bien plus financièrement à son traitement.
Un point commun à presque toutes les demandes est que les patients ne se sentent souvent pas pris au sérieux en tant qu'être humains, et n'ont pas été assez informés. Par exemple, dans beaucoup de traitements médicaux, le succès n'est pas garanti à 100%, mais les médecins ne parlent que rarement des complications possibles.

Mike Schwebag précise également qu'il n'est pas un juge. Et c'est bien pour cela que dans la plupart des cas, avec l'accord des deux parties, des solutions efficaces peuvent être rapidement trouvées.

Si vous souhaitiez entrer en contact avec le médiateur:

Service national d’information et de médiation dans le domaine de la santé
73, rue Adolphe Fischer (4. Stack)
L-1520 Luxembourg
Tel.: (+352) 24 77 55 15
info@mediateursante.lu
www.mediateursante.lu

Heures d'ouverture:

Lundi et mardi: 9h00-13h00

Mercredi: 13h00-17h00

Jeudi et vendredi: 9h00-13h00