Selon l'ACEL, ce sont surtout les étudiants issus de familles à faibles revenus qui ne sont pas suffisamment soutenus.

L'Association des cercles d'étudiants luxembourgeois réclame l'adaptation du système des aides financières aux étudiants. En avril, le ministère de l'Education avait effectué, en collaboration avec TNS Ilres, un sondage sur le budget des étudiants. Au cours des deniers mois, l'ACEL a analysé plus précisément ces résultats. Son vice-président, Laurent Cattarinussi, explique que ce faisant, il a été constaté que ce sont surtout les étudiants issus de familles à faibles revenus qui ne sont pas suffisamment soutenus. Voilà pourquoi l'ACEL demande que les étudiants dont les parents gagnent moins de 2,5 fois le salaire minimum, reçoivent 50% de bourse sociale supplémentaire.

Par ailleurs, il faut aussi chercher une solution pour les étudiants qui ne sont pas soutenus par leurs parents, alors que ces derniers disposent de hauts revenus. La bourse familiale, qui est pour l'instant de 500 euros, devrait être portée à 1.000 euros, car dans les familles où plusieurs enfants sont étudiants, ces derniers reçoivent en moyenne moins de soutien financier des parents. Cette loi ne concerne en effet que les enfants qui sont en train d'étudier au même moment. Ce n'est pas juste, dit l'ACEL, car les enfants qui n'en sont pas encore aux études supérieures, représentent aussi un coût, et il n'y a pas de raison que cette aide se limite aux frères et soeurs qui suivent des études. Toute la fratrie doit être prise en considération dans le calcul. Par exemple, quand, dans une famille, un étudiant rate son année et qu'il ne reçoit donc pas de bourse pour l'année suivante, l'autre étudiant ne recevra pas non plus de bourse familiale, et cela, ce n'est pas possible, selon Laurent Cattarinussi.

Enfin, afin de pouvoir adapter de manière continue le système des aides financières, l'ACEL demande l'ouverture d'une place publique où les données sur les bourses d'étudiants et les prêts pourraient être analysées régulièrement.