L'ostéopathie est reconnue comme métier officiel dans le domaine de la santé depuis le 21 août.

D'après la députée CSV Françoise Hetto-Gaasch, la situation ne serait pas claire pour les ostéopathes et leurs patients depuis l'entrée en vigueur de la nouvelle loi régissant leur profession. C'est pour cette raison qu'elle a écrit une question parlementaire au ministres de la Santé et de la Sécurité sociale. Les réponses font régner la confusion chez les ostéopathes.

L'ALDO, l'association des ostéopathes, tient à souligner qu'elle se réjouit de la création d'un cadre légal pour ses membres. Les ostéopathes doivent faire parvenir leur candidature au ministère de la Santé jusqu'au 31 mars afin d'obtenir leur autorisation d’exercer. Un premier pas symbolique mais aucun avantage pour le patient, d'après le président d'ALDO. Jean Bofferding explique que "rien n'a changé de ce côté-là, les patients doivent toujours payer leur consultation en incluant la TVA".

Le nouveau ministre de la Santé Étienne Schneider ainsi que le ministre de la Sécurité sociale Romain Schneider précisent qu'en premier lieu, un groupement d'ostéopathes devra être créé afin de représenter la profession auprès de la CNS pour négocier une convention, avant que les assurés au remboursement ne puissent en profiter. Actuellement, les séances d'ostéopathie ne sont remboursées que si elles ont été prescrites par un médecin.

L'ALDO déplore le fait qu'un patient aie besoin d'une prescription médicale pour qu'un traitement ostéopathique soit remboursé par la CNS. En outre, le gouvernement n'a pas prévu de campagne d'information concernant ces traitements, en tout cas pas tant qu'une convention avec la CNS n'ait été signée.