L'enseignement joue dans ce contexte un rôle clé parce que de nouveaux types de travail se créent et d'anciens disparaissent.

Avec ses 93 pages, l'avis du Conseil économique et social (CES) sur le modèle national pour la digitalisation est assez développé. Il entend faire le point sur certains aspects négligés lors du fameux processus Rifkin.

Le CES a donc présenté toute une série de recommandations lundi pour tracer les futurs contours de la politique nationale en matière de digitalisation.

UN NOUVEAU MINISTÈRE DE LA DIGITALISATION

La création d'un ministère dédié par la nouveau gouvernement est dans ce contexte particulièrement bienvenue, selon le CES. Ses futures missions restent encore à définir.

Le processus de digitalisation sera à l'origine de mutations profondes dans les prochaines années, et ce dans tous les secteurs.

Pour faire face à ces changements, l'enseignement devra jouer un rôle d'avant-garde, affirme Marco Wagener. Il y aura de nouveaux types de travail à l'avenir que nul ne connaît encore, et certains postes anciens disparaîtront.

C'est pourquoi il est important d'enseigner dans la formation initiale des compétences transversales et applicables dans de nombreux domaines, et d'offrir ensuite des formations continues.

Aussi l'État devra se soumettre à cette révolution. Il pourra s'inspirer du voisin français, chez qui les procédures administratives devraient être entièrement digitales d'ici 2022.