L'agence de développement "Luxembourg for Finance" souffle mercredi soir ses 10 bougies, en présence notamment du Grand-Duc héritier Guillaume.

"Rien que ces derniers temps, nous avons eu 230 réunions dans le contexte du Brexit", a précisé le CEO de Luxembourg for Finance, Nicolas Mackel, mercredi matin lors d'une conférence de presse. Jusqu'à présent, la sortie annoncée de l'Union européenne de la Grande Bretagne a attiré à Luxembourg 10 compagnies d'assurances et 4 grandes banques, qui étaient auparavant à Londres. Plusieurs projets sont encore dans les tuyaux, mais ils ne sont pas encore suffisamment aboutis pour en parler.

Ses responsables voient l'avenir de la place financière d'une part dans la "finance verte" et d'autre part, dans les fintechs. "Les produits financiers électroniques sont en train de révolutionner le monde de la finance. Le Luxembourg a posé de véritables jalons pour être actif dans ce domaine", a souligné Pierre Gramegna.

Il y a un an et demi a été fondée la Luxembourgish House of Financial Technology. Entretemps, 15 sociétés fintechs l'ont rejointe et des douzaines attendraient à la porte, selon le ministre des Finances.

Luxembourg for Finance souhaite aller chercher de nouveaux acteurs à l'étranger avec encore plus d'énergie. La place financière doit davantage s'internationaliser.

Et là, c'est l'Asie qu'il faut particulièrement viser, à commencer par la Chine. Pierre Gramegna sera d'ailleurs la semaine prochaine à Hongkong pour participer à l'"Asian Financial Forum".