Les restes de la centrale de Richemont, déjà partiellement démantelée, vont être détruits durant l'été.

Elle trône, bien visible au bord de l'autoroute, tel un géant de métal. Après 50 ans de bons et loyaux services, la centrale, qui n'est plus qu'un squelette de métal et de béton, va être détruit à grands renforts d'explosifs le dimanche 22 juillet à 9h15.

Conséquence plus matérielle pour les riverains, la circulation sera coupée pendant vingt minutes sur les routes et autoroutes proches. La fermeture de l'A30 et de l'A31 sera organisée à partir de 8h55 au niveau de Mondelange, de Guénange et de Uckange. Des routes départementales seront également fermées à Richemont, Bertrange et Bousse.

Les fondations et poteaux d'un seul côté du bâtiment seront dynamités afin de le faire basculer. C'est une procédure dite de "semi-foudroyage". L'édifice, haut de 45 mètres et pesant environ 7.500 tonnes, s'écrasera au sol.

Sur France Bleu Lorraine Nord, le directeur du centre de post-exploitation d'EDF, a voulu rassurer concernant les conséquences de l'opération. Pour éviter l'accumulation de poussières, et donc limiter la propagation du nuage au moment de la destruction, "les structures ont été lavées" et de l'eau sera projetée sur l'édifice. Et concernant les matériaux utilisés dans la construction de la centrale, cette dernière a subi un désamiantage et un retrait des différents isolants des tuyaux.

D'ici 2020, le site sera réhabilité et pourra accueillir de nouvelles entreprises.

En juin 2017 déjà, un première destruction de l'édifice avait été entamée. Nous étions sur place pour filmer la démolition.

Démolition en juin 2017
La centrale de Richemont.

Avis aux curieux: afin de ne pas perturber le processus de démolition, un point d'observation sera mis en place devant la mairie de Bousse.