Les discussions autour des fabriques d'église ont souvent été animées et elles risquent de se poursuivre devant les tribunaux.

La semaine dernière, le projet de loi qui finalise la séparation de l'Eglise et de l'Etat et qui prévoit notamment la fin des fabriques d'église, a été adopté par les députés. Les fabriques d'église sont donc appelées à disparaître dès avril. Mais le Syfel ne renonce pas : le syndicat des fabriques d'église vient encore de publier un communiqué.

Selon le Syfel, les débats à la Chambre ont montré à quel point les différents partis politiques du pays se distanciaient en ce qui concerne l'interprétation du projet de loi. Le syndicat s'étonne aussi de ce que signifient les portes ouvertes dans les paroisses telles qu'annoncées par l'Evêché, car "tels que se présentent maintenant le statut provisoire et le règlement interne du fonds, les portes seraient plutôt fermées en matière de démocratie de base et de droit de regard".

Il ne serait pas légitime que la loi entre en vigueur dès avril, en vertu de la manière dont l'affaire a été menée car, jusqu'au dernier jour, la majorité politique au Parlement, s'est refusée obstinément à rechercher une solution correcte, selon le Syfel. Il revient à présent aux juges de trancher, précise le syndicat qui veut entamer toutes les démarches juridiques nécessaires.