En tout, on dénombre pas moins de cinq langues très importantes au Luxembourg. Parmi lesquelles trois sont des langues officielles. Voici tout ce qu'il faut savoir.

Pays hautement multilingue, le Luxembourg est exigeant vis-à-vis de ses travailleurs. Ils sont nombreux à maîtriser, deux, trois voire davantage de langues.

Dans une présentation d'une enquête réalisée en 2018, le Statec explique que trois résidents sur quatre travaillent dans un environnement multilingue. Les langues utilisées "dépendent largement du secteur d'activité dans lequel on travaille".

Dans l'ensemble, c'est le français qui est la plus utilisée. Elle l'est par environ quatre travailleurs sur cinq. Elle est surtout indispensable et la plus répandue dans "presque tous les secteurs": santé, horeca, services administratifs, commerce, construction, industrie...

À l'inverse, l'anglais est la 2e langue la plus utilisée. Langue internationale mais pas langue officielle du pays, on la privilégie dans le secteur financier et de l'assurance. Elle est très présente dans les communautés de résidents étrangers.

Langue nationale, le luxembourgeois arrive en 3e position. C'est la langue la mieux maîtrisée par les Luxembourgeois, la plus utilisée "à la maison" mais seulement la 3e plus utilisée au travail. "Les personnes de nationalité luxembourgeoise utilisent beaucoup plus souvent le luxembourgeois et l'allemand au travail que les résidents étrangers."

Le luxembourgeois devance le français dans l'administration publique et l'enseignement. Et est la 2e plus utilisée dans les secteurs de la santé, de l'industrie, le commerce et l'horeca, où la clientèle luxembourgeoise "occupe une place importante".

Dans la construction et les services administratifs et de soutien (qui regroupe également les activités de nettoyage), le portugais est 2e derrière le français. Ce sont "deux secteurs à forte présence de main-d'œuvre portugaise" confirme le Statec. Le portugais est également très présent dans le commerce, l'horeca, la santé et l'industrie.

Même si l'allemand n'occupe "plus que la quatrième position dans le monde du travail", il est encore très présent dans la santé, l'administration publique, l'industrie et le commerce (plus de 40%).