Tous les employés au Luxembourg, résidents ou frontaliers, ont droit au chômage. Mais pour ces derniers, c'est vers leur pays de résidence qu'il faut se tourner.

Comme ses voisins, le Luxembourg propose une allocation chômage. Mais hormis une situation de reclassement accessible aux frontaliers, celle-ci est uniquement à destination des résidents. Pour les quelque 220.000 frontaliers employés au Grand-Duché, c'est de l'autre côté de la frontière que tout se joue.

En effet, un frontalier au chômage est indemnisé par son pays de résidence. Avec, à chaque fois, des règles différentes.

Cela signifie que les barèmes, délais, plafonds et durée sont ceux de son pays d'habitation. L'interlocuteur également. C'est-à-dire: Pôle Emploi en France, le Forem en Wallonie et l'Agence fédérale pour l'emploi en Allemagne.

Évidemment, l'agence responsable du frontalier tient compte du salaire luxembourgeois pour déterminer le montant de l'allocation de chômage.

Ainsi, quand le Luxembourg propose un chômage équivalent à 80% du salaire brut (ce montant est dégressif) pendant un an, la France indemnise pendant deux ans mais accorde une allocation plus faible. En Belgique, la durée de droit au chômage est illimitée mais le barème est également dégressif, selon plusieurs règles spécifiques. Enfin en Allemagne, c'est au moins 12 mois d'indemnisation (plus selon l'âge) à 60% du salaire net.

ET L'ADEM DANS TOUT ÇA?

Un frontalier peut toutefois s'inscrire volontairement et librement auprès de l'Adem, l'agence pour le développement de l'emploi au Luxembourg. Cela lui permet d'accéder aux offres d'emploi du pays. Mais ne lui rapporte aucune aide financière.

Pour les frontaliers français, l'association Frontaliers Grand Est a réalisé une vidéo explicative sur la fin de contrat au Luxembourg.