Peu le savent, mais les frontaliers sont libres de s'inscrire auprès de l'Adem, l'agence pour le développement de l'emploi au Luxembourg. Voici nos explications.

Le pays compte près de 220.000 frontaliers, mais à peine 1% d'entre eux sont inscrits à l'Adem.

L'agence pour le développement de l'emploi, qui est le service public en la matière, rassemble les offres des employeurs et assure le suivi des demandeurs. Si les résidents sont tenus de s'y inscrire et d'en respecter les consignes pour toucher le chômage, les frontaliers n'y sont pas contraints.

Pour cause: en cas de chômage, les frontaliers sont inscrits et indemnisés dans leur pays de résidence. Chez Pôle Emploi en France, avec le Forem en Wallonie et avec l'Agence fédérale pour l'emploi en Allemagne. Évidemment, le salaire perçu à l'étranger est pris en compte dans l'indemnisation. Seuls quelques-uns sont éligibles à une mesure de reclassement au Luxembourg et perçoivent un revenu de l'Adem.

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CE QU'IL FAUT SAVOIR

Globalement, tous les frontaliers peuvent s'inscrire à l'Adem. Qu'ils soient en activité (ce qui permet d'accéder aux offres et de chercher un nouvel emploi) ou au chômage. Mieux: les non-résidents qui n'ont jamais travaillé au Grand-Duché mais souhaitent le rejoindre peuvent aussi demander leur inscription.

Celle-ci présente toutefois quelques contraintes: il faut remplir les formulaires demandés, fournir ses diplômes et certificats de formation puis prendre rendez-vous dans une agence au Luxembourg pour finaliser l'inscription. Par ailleurs, il est indispensable de maîtriser au moins une des trois langues du pays, ou l'anglais, pour échanger avec l'Adem.

Enfin, l'agence organisera régulièrement un rendez-vous avec le frontalier. Il y a donc peu d'intérêt à s'inscrire à l'Adem si le demandeur ne peut pas se rendre facilement au Luxembourg.

Des sanctions peuvent être infligées à celles et ceux qui ne respectent pas les contraintes d'une inscription à l'Adem (à savoir, rechercher un emploi, rencontrer son conseiller...). Ce qui ne remettra toutefois pas en cause l'indemnité de chômage des frontaliers, versée dans le pays d'origine.

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