Le Real Madrid a maîtrisé le FC Barcelone 2-1 dimanche au Camp Nou lors du clasico comptant pour la 10e journée de Liga.

Quatre à la suite: le Real Madrid a remporté son 4e clasico consécutif 2-1 contre le FC Barcelone dimanche au Camp Nou, et a repris provisoirement les rênes du classement, avant le match entre l'Atlético Madrid et la Real Sociedad (21h00).

Les icônes Lionel Messi et Sergio Ramos sont parties au Paris Saint-Germain, mais les nouvelles stars du clasico sont là : alors qu'Ansu Fati n'a pas brillé, David Alaba a marqué un superbe premier but sous le maillot blanc (32e), et le Real Madrid a fait sa loi en Catalogne pour la 10e journée de Liga, porté par son prodige Vinicius, et ce malgré une fin de match hachée, marquée par les buts de Lucas Vazquez (90e+4) et de Sergio Agüero (90e+7).

Le but de l'international autrichien, héritier du N.4 de Ramos depuis cet été, est la preuve que le Real a mieux négocié son passage de relais générationnel pour ce premier clasico d'une "nouvelle ère", comme l'a qualifié la presse espagnole ce dimanche.

VINICIUS INTENABLE

A la demi-heure de jeu, Alaba chipe le ballon dans les pieds d'Oscar Mingueza aux abords de la surface merengue. Il sert Vinicius, parti sur l'aile gauche, et se projette lui aussi. Le Brésilien trouve son compatriote Rodrygo, qui sert à son tour Alaba, qui ferme son pied gauche et conclut avec un ballon logé dans le petit filet de Marc-André ter Stegen.

L'action a mêlé une recrue de 29 ans, arrivée durant l'été pour renforcer un secteur défensif décimé, et les deux jeunes Brésilien du Real (21 ans pour Vinicius, 20 ans pour Rodrygo).

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L'autre homme à avoir brillé côté merengue a d'ailleurs été ce même Vinicius : raillé l'an dernier, il est tranchant depuis le début de saison aux côtés de Karim Benzema. Et il a encore été très dangereux dans son couloir droit dimanche, exploitant sa vitesse face notamment à un Oscar Mingueza dépassé, et remplacé par Philippe Coutinho à la mi-temps.

Il a même failli ouvrir le score à la 24e après avoir dribblé Marc-André ter Stegen deux fois dans la surface, mais sa frappe a été contrée par Jordi Alba, avec qui il venait de s'accrocher après une action litigieuse dans la surface.

GAVI ET MODRID, RECORDS

Le Barça a eu ses chances, mais les a gaspillées. Il y a eu ce gros loupé de Sergiño Dest, qui n'a pas cadré sa frappe alors qu'il était seul face à Thibaut Courtois (25e). Cette tête de Gerard Piqué, qui a rasé le pied du poteau gauche (35e). Ou cette occasion d'Ansu Fati dans la surface, contrée par David Alaba juste avant la pause (44e).

Résultat : ce premier clasico de la saison devant un Camp Nou quasi-plein (86.422 spectateurs), sorte d'examen de passage pour ce onze catalan composé uniquement de joueurs formés à la Masia ou aux Pays-Bas, est raté.

Le seul point positif est le premier but sous le maillot blaugrana de "Kun" Agüero, qui a remplacé Ansu Fati en deuxième période avant de marquer dans les arrêts de jeu. Mais le reste de la partie n'a fait que confirmer les défauts béants de ce Barça en reconstruction : des carences défensives, et un manque de leadership offensif. Entre autres.

Signe du changement d'ère en cours : Gavi (17 ans et 80 jours) est devenu, devant Pedri, le plus jeune titulaire dans un clasico au XXIe siècle... tandis qu'en face, Luka Modric (36 ans et 45 jours) est devenu le plus vieux.

Mais si talentueuse soit la nouvelle génération catalane, c'est bien l'alchimie madrilène qui l'a emportée dimanche après-midi. Un succès de plus dans la besace de Karim Benzema, muet pour son 25e clasico, mais qui enchaîne discrètement les victoires sur la route d'un possible Ballon d'Or, après une semaine marquée par le procès dans l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena, dans lequel 10 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui.