L'Assemblée nationale a adopté mercredi une résolution visant à augmenter le télétravail des travailleurs frontaliers et "à mener une réflexion européenne sur leur statut".

La résolution n°819 adoptée par l'Assemblée nationale mercredi remet la question du télétravail et du statut des travailleurs frontaliers sur la table. Le texte vise à augmenter le télétravail des travailleurs frontaliers mais pas seulement. Il demande également à ce qu'une réflexion soit menée au niveau européen concernant leur statut.

Dans cette résolution, les députés français soulignent les bienfaits du télétravail autant au niveau du bien-être des travailleurs frontaliers que leur productivité. Dans ce contexte, ils proposent de pérenniser les accords trouvés pendant la pandémie avec les pays frontaliers tels que le Luxembourg.

Une des propositions majeures est celle d’offrir aux travailleurs frontaliers la possibilité d’être placés en télétravail "jusqu’à deux jours par semaine sans que cela entraîne de conséquences sur la détermination des régimes de sécurité sociale et d’imposition". 

L'Assemblée nationale indique vouloir lancer une réflexion à l'échelle européenne sur la question mais précise que si cela n'était pas possible, elle recommande à l'Etat français d'envisager des "accords bilatéraux" avec les pays concernés par la problématique du travail transfrontalier.

Rappelons qu'au Luxembourg, des accords ont été passés avec la France, l'Allemagne et la Belgique pour lever les restrictions concernant le télétravail pendant une grande partie de la crise sanitaire.

Confronté à une véritable problématique dans le cadre de la mobilité, du trafic et maintenant de l'envolée des prix des carburants, le Grand-Duché pourrait grandement bénéficier du passage d'un nouvel accord avec la France en termes de travail transfrontalier.