Claudio Valentino Sorgo sort le quatrième tome de son manga "le Roi de la Félicité". Parlons un peu de ce noble art encore balbutiant au Luxembourg...

Pourquoi les mangas occidentaux n'ont-ils pas du succès au Japon? "Parce qu'on ne sait pas raconter des histoires qui intéressent les Japonais" sourit Claudio Valentino Sorgo.

Pourtant, ce Luxembourgeois a réussi à éveiller l'intérêt du pays du manga: "j'ai vu qu'un site japonais vendait mon manga" Et pas que le Japon: "On le trouve dans toute la Grande Région et en Europe, mais aussi aux États-Unis, au Canada..." Il n'en écoule certainement pas des millions, mais il faut déjà saluer la performance d'avoir sorti un manga au Luxembourg. Car si les jeunes adorent en lire, les auteurs, eux, se comptent sur les doigts de la main.

Claudio Valentino Sorgo, lui, a sorti son premier manga en 2015: "Roi de la Félicité". "Ce premier volume a été bien reçu au Luxembourg. Il était dans de nombreuses librairies". Claudio a choisi un éditeur allemand car il n'existe pas d'éditeurs spécialisés au Luxembourg. "Et j'ai choisi la langue française car il faut être réaliste, le marché francophone est bien plus grand".

UN STYLE BIEN À LUI

Et il vient donc de sortir le 4ème tome de sa saga. Attention, le style ne plaira pas à tout le monde: le dessin est volontairement épuré, le trait rappelle ces crayonnés réalisés avant le dessin définitif... Claudio ne s'en offense pas et assume: "Si on veut que le Luxembourg existe dans le monde du manga, il faut qu'on sorte du lot, qu'on trouve notre style pour se distinguer."

Fan de Fantasy, Claudio plonge le lecteur dans un monde fantastique appelé Ekcroria où on croise notamment des fées, des combattants et des femmes plantureuses.. "Elwyn, le héro, se réveille dans ce monde, sans aucuns autres souvenirs que son nom. Il va alors se lancer dans une quête pour savoir qui il est, et d'où il vient."

Roi de la Félicité 2.1, "Les liens de l'amitié", Chez Tredition.