Le couple grand-ducal, interviewé à l'occasion du Film Francophone d'Angoulême, a rappelé son grand attachement à la langue de Molière.

"Le français est ma langue aujourd'hui", une langue "que j'aime beaucoup" témoigne la Grande-Duchesse dans une interview récemment accordée à TV5Monde.  Rappelant ses origines cubaines, Maria Teresa explique avoir "appris le français à New-York, comme petite fille, en allant à l'école française". Et "Un jour, je me suis étonnée en me rendant compte que je rêvais... en français! Et j'ai su que cette langue m'avait adoptée. Et depuis c'est ma langue de cœur" sourit-elle.

Interviewé à l'occasion du festival du film francophone d’Angoulême, le couple Grand-Ducal a rappelé que le Luxembourg est "un train d'union entre le monde francophone et germanophone. [Au Luxembourg], nous parlons le français et l'allemand qui sont deux langues officielles", aux côtés de "notre langue particulière, propre à nous, qui est le luxembourgeois" déclare ainsi le Grand-Duc Henri.

Et la Grande-Duchesse d'insister: "Nous sommes tous les deux très attachés à la francophonie. Nous parlons aussi le luxembourgeois en famille évidemment, mais le français a une part importante."

BEAUCOUP D'ACTEURS FRANÇAIS VIENNENT AU LUXEMBOURG

Le Luxembourg était donc à l'honneur de la 12e édition du Festival du film francophone d’Angoulême, qui vient de s'achever.  "Je suis très heureuse de cette complicité entre la France et le Luxembourg au niveau de la production cinématographique", se réjouit la Grande-Duchesse. "Il y a énormément d'acteurs français, comme Nathalie Baye, qui viennent au Luxembourg pour tourner des films".

Un lien qui ne date pas d'hier! Le Grand-Duc rappelle que le Luxembourg s'est tourné vers les secteurs de l'audiovisuel et des télécommunications dans les années 80 suite à la crise de la sidérurgie. Il cite notamment le succès de RTL "qui est devenue une multinationale très importante à travers l'Europe", mais aussi du Film Fund (créé en 1990), qui vise à promouvoir une industrie cinématographique luxembourgeoise souvent tournée vers la francophonie. "Et sa réussite a été exceptionnelle durant les trente dernières années" ajoute le Grand-Duc.

Preuve en est, Les Hirondelles de Kaboul  - un film animé en grande partie réalisé au Luxembourg - est reparti du festival d'Angoulême avec deux prix, dont le prestigieux Valois de diamant. "C'est un film magnifique, et je suis très fière que cela soit une coproduction franco-luxembourgeoise" sourit la Grande-Duchesse.

Le Grand-Duc conclut en rendant hommage à un "producteur exceptionnel, Pol Cruchten, qui nous a quitté cet été. Nous sommes très tristes aujourd'hui d'avoir perdu ce grand cinéaste luxembourgeois".