La participation luxembourgeoise aux Rencontres internationales de la Photographie d'Arles est en train de se concrétiser pour cette 50e édition.

Fondées en 1970 par le photographe arlésien Lucien Clergue, l’écrivain Michel Tournier et l’historien Jean-Maurice Rouquette, les Rencontres d’Arles représentent un rendez-vous annuel de la photographie. Ces pionniers ont œuvré à une époque où la photographie est encore considérée comme un art «mineur» et elle n’avait pas encore acquis ses lettres de noblesse.

Pour la 50e édition qui se tiendra cet été, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands avec une quarantaine d’exposition dans des sites aussi variés qu’une chapelle du 12e siècle à des usines désaffectées du 19e. Si 140.000 visiteurs ont pris part à la manifestation en 2018, on peut supposer que ce jubilé sera encore plus fréquenté.

LUXEMBOURG AFFICHE PRÉSENT

Pour sa troisième participation aux Rencontres d’Arles, Lët’z Arles présente deux expositions monographiques, Aedicula de Claudia Passeri et Resonance de Krystyna Dul. Les artistes ont été sélectionnées sur la base d’un projet spécialement conçu pour la Chapelle de la Charité par un jury international composé de personnalités reconnues dans le domaine de la photographie.

Claudia Passeri est une artiste conceptuelle qui travaille avec le médium photographique. Son œuvre, qui questionne la réalité et le pouvoir des images, est fortement liée au contexte historique et/ou à l’actualité sociale, politique et environnementale.

Avec Aedicula, elle soulève la question du statut de l’image et de l’information massive ainsi que la difficile construction du discours historique. Elle interroge le rôle de l’humain dans son environnement et invoque avec pertinence notre faculté de résistance. Ainsi, elle met au cœur de son dispositif Furlo, petit village d’Italie centrale. Autrefois lieu de villégiature de Mussolini, le village symbolise aujourd’hui l’oubli des luttes, des sacrifices et heures sombres et l’impossibilité d’y réfléchir sereinement faute de consensus politique.

© Claudia Passeri

Krystyna Dul est une artiste visuelle qui met l’accent sur les histoires personnelles en réfléchissant sur l’énergie des gens, leurs sentiments, leur état d’esprit et leurs obsessions.

Pour Arles, elle propose Resonance qui nous transpose dans un univers intimiste où se répondent des réalités et des fictions sous forme de narration visuelle fragmentée. Une maison de maître devient à travers de son objectif le théâtre de la mémoire de l’ancien propriétaire décédé dont les traces sont toujours visibles à travers les objets et artefacts collectionnés.

© Krystyna Dul

Pour que le Luxembourg puisse aussi profiter des interventions artistiques d’Arles, les travaux de Pasha Rafiy et Laurianne Bixhain (qui représentaient Luxembourg en 2018) et de Claudia Passeri et Krystyna Dul seront exposés au Cercle Cité de début octobre à début novembre 2019.

Du du 1er juillet au 22 septembre 2019 à la Chapelle de la Charité à Arles.
www.letzarles.lu