Une sélection de culture et de loisirs pour toute la famille et pour tous les goûts.

1. POUR UNE MODE DURABLE

Ça va sans le dire, mais ça va mieux en le disant: l'industrie de la mode est un des secteurs les moins respectueux des droits des travailleurs. Harcèlement moral et sexuel, répression syndicale, travail des enfants, accidents à répétition, expositions à des substances toxiques et pollution sont d’autres problématiques qui rythment cette filière très
complexe partout dans le monde.

Aussi, l’ONG Fairtrade Lëtzebuerg et la Fondation Caritas ont mis en place les Fair Fashion Days, qui se déroulent pendant 3 jours avec des exposants de mode labellisée Fairtrade, GOTS et d’autres certifications ainsi que des créateurs d'upcycling.

Cet événement offre au public la possibilité de faire des achats textiles en respectant les droits humains et en respectant l’environnement et de développer un esprit critique sur notre consommation. Également au programme: un défilé de mode, une exposition ludique et interactive et des ateliers pour petits et grands.

Les 5, 6 et 7 avril aux Rotondes. Pour se restaurer, le Eat it, festival de Food truck ravira les affamés.

2. ON L'A DANS LA PEAU

Le salon du tatouage revient pour la neuvième année consécutive. L'Arel Tattooshow est la plus ancienne convention de tatouage de Wallonie. Initialement créée par Lou Berti (tatoueur, Daruma Shop) elle a été reprise en 2017 par Jean-Pierre Mottin, lui-même organisateur du salon international de tatouage de Liège et également artiste tatoueur reconnu dans le milieu.

Ce récent renouveau a permis de perpétuer la philosophie de ce bel événement car le concept, lui, reste inchangé: près de 125 tatoueurs venus de toute l’Europe (France, Allemagne, Grèce, Suisse, …), des concerts, des animations tous publics ainsi que des food trucks, un barbier et des stands de merchandising. Il y en aura pour tous les goûts.
Notre but ? Montrer que le tatouage n’est pas un monde fermé mais au contraire, ouvert et accessible à tous : initiés et curieux, petits et grands. Notre événement se veut avant tout familial et convivial, d’où le prix d’entrée unique de 10€/jour et la gratuité pour les moins de 12 ans.

Voilà comment c'était l'année passée:

Tout le week-end au Hall Polyvalent d’Arlon.

3. UNE FERME EN VILLE

Après une première édition couronnée de succès en 2017, l'association des jeunes agriculteurs relance sa manifestation Baurenhaff an der Stad. La place de la Constitution prend des airs de campagne et met en lumière le travail des agriculteurs et éleveurs du Luxembourg.

On pourra s'informer et goûter les produits du terroir, voir les animaux de la ferme et assister à la traite des vaches. Tout au long de la manifestation, des démonstrations de cuisine mettront en avant les produits locaux. Une occasion unique pour les consommateurs d'en savoir plus sur ce qui se trouve dans leur assiette.

Tout le week-end sur la Place de la Constitution à Luxembourg.

4. L'UTOPIE ET L'ACTIVISME

L'artiste luxembourgeois Bert Theis (1952- 2016) a mené un travail entre philosophie, activisme et art plastique. Aujourd’hui, le Mudam lui consacre une importante rétrospective sous le titre Building Philosophy – Cultivating Utopia.

Ses œuvres étaient toujours pensées en relation avec le contexte dans lequel elles apparaissent et fidèles à son engagement politique, social et artistique. D'une esthétique raffinée, elles suscitent le dialogue tout en favorisant l’introspection. Pour Bert Theis, l’art était un outil d’émancipation, l’humour une arme de la pensée et l’artiste un être social critique et responsable.

From Fight Specific Isola to Isola Utopia, 2015

Dès le milieu des années 1990, Bert Theis investit l’espace public avec des «plateformes» et des «pavillons» qui, au sens propre comme au figuré, mettent en valeur et élèvent les individus qui les utilisent. À la biennale de Venise de 1995 – alors que Luxembourg ne dispose pas encore d’un pavillon officiel - il propose Potemkin Lock, un pavillon tout blanc invitant à la contemplation et à la détente. Suivra la Philosophical Platform au Skulptur Projekte Münster, un monument aux vivants à Strasbourg ou l’installation 2551913, créée en 2013 pour le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge à Paris.

Mais c’est surtout dans le quartier populaire d’Isola à Milan, où il vit à partir de 1993 que Bert Theis mènera l’Isola Art Center, plateforme collective d’artistes, d’architectes, de philosophes et de citoyens à partir de laquelle il tente d’établir, avec les moyens de l’art, une «utopie concrète». Depuis son décès en octobre 2016, des citoyens, des ouvriers, des intellectuels et une jeune génération d’artistes perpétuent son idéal autour du jardin commun Isola Pepe Verde et l’usine autogérée RiMaflow.

L’exposition a été préparée par Enrico Lunghi et initiée avec l’artiste. Cette première rétrospective présente des maquettes, des documents, des dessins préparatoires, des photographies et des vidéos.

Jusqu’au 25 août au Mudam. Plusieurs événements et expositions satellites au Luca et Cercle Cité.

5. PROGRÈS ET PERFORMANCE

Vanitas, la nouvelle création de Sandy Flinto et Pierrick Grobéty raconte l'histoire d'un homme qui prend soudainement conscience d'être mortel. Dans une société dominée par le consumérisme et le culte de la performance, où le progrès technologique et scientifique dicte le tempo, il se pose la question du sens de sa vie dans un face-à-face absurde avec la mort.

À travers le prisme d'un tableau vivant, la pièce explore, pour un laps de temps, le caractère éphémère de la vie. Sur le plateau de cette pièce pluridisciplinaire: un acteur, un tatoueur, un coureur, deux chanteurs lyriques, une violoncelliste et une machine médico-musicale.

© Sandy Flintp

Depuis 2012, Sandy Flinto et Pierrick Grobéty cheminent entre les arts plastiques et le spectacle vivant. Leur leitmotiv est l'expérimentation dans les différents domaines d'expression artistique. Ensemble, ils signent de nombreux projets, entre installation, vidéo, performance, théâtre et danse contemporaine, unissant ainsi le visuel et le sonore.

Dans leur démarche de travail, les deux artistes s'intéressent tout d'abord au concept, avant de chercher le meilleur moyen pour le traduire. Leur travail pluridisciplinaire pose une attention particulière sur le poids des médias, l'équilibre et la relation complexe entre eux.

Les 5 et 6 avril à Neimenster.