La dernière grosse production que la salle mythique de la rue de Hollerich a connue remonte au 5 mars dernier avec le concert de James Blunt.

L'année 2020 a donc été très mal vécue par l'équipe de passionnés que forme A-Productions, dont le directeur Michel Welter a répondu aux questions de RTL.

"Nous sommes une équipe de passionnés qui adore travailler. Nous forcer à ne pas travailler est donc très dur. Nous avons essayé de proposer des alternatives pendant l'été comme lors de la Carena de Pétange ou les concerts confinés an der Schmelz ou à l'Atelier. Mais ceux-ci ont finalement aussi été freinés".

En 2019, l'Atelier a organisé 130 concerts dont l'inoubliable passage de Rammstein devant 19.000 fans. Le compteur s'est arrêté à 21 concerts cette année. En ce moment, au lieu de confirmer les artistes, ce sont les dates qui sont constamment reportées.

"On travaille 6,7 voire 8 mois à l'avance afin d'être prêt lorsque la machine pourra être relancée, pour le jour J".

Les salles de concerts seront probablement les derniers établissements à pouvoir rouvrir. L'open air estival représente encore une lueur d'espoir pour les organisateurs qui confirment que la vente des tickets se passe bien.

L'année 2020 laissera sans aucun doute des traces dans l'industrie musicale européenne. Concrètement pour l'Atelier, pratiquement le seul acteur privé du secteur au Luxembourg, le chiffre d'affaire a connu une baisse de 87 pourcents.

"Les aides que nous recevons sont très importantes. Le chômage est le plus important d'ailleurs. Sans ces aides, nous ne pourrions plus tenir cette société en vie. Le travail réalisé ces 2-3 dernières années nous permet en fait de pouvoir survivre et subsister pendant cette période très difficile".

Le retour des groupes comme One Republic, Deep Purple ou Simply Red ne dépend pas que des restrictions nationales. Car les agents ont également besoin d'une certaine sécurité dans les planifications qui dépassent les frontières du Luxembourg. Mais Michel Welter assure que l'équipe "ne va pas abandonner, ce n'est pas notre style de pleurnicher dans notre coin".

Dans une interview accordée à RTL samedi, la ministre de la Culture Sam Tanson, a fortement regretté la fermeture des maisons culturelles du pays. Mais la réponse à la crise doit être commune à tous les secteurs qui connaissent des restrictions. Jeudi dernier, les aides financières ont été adaptées afin que les salles de concert privées y soient également éligibles.

Le reportage (en luxembourgeois) de RTL Télé Lëtzebuerg: