Le groupe gallois Stereophonics revient ce mardi soir au Luxembourg, à la Rockhal, pour présenter Kind, son dernier album. Le bassiste Richard Jones s'est livré à nos collègues de RTL Today.

Stereophonics est désormais un habitué des scènes luxembourgeoises. Après l'Atelier et la Kulturfabrik, les Gallois reviennent à la Rockhal mardi soir, moins d'un an après leur dernier concert au pays. Entre-temps, le groupe fondé par Kelly Jones (le chanteur) et Richard Jones (le bassiste) a sorti un onzième album, Kind, moins pop-rock et plus folk que les autres. Avant d'en écouter quelques extraits en live à la Rockhal, Richard Jones s'est confié au téléphone sur ce nouvel opus et sur la vie du groupe.

AU SUJET DE KIND, LE 11e ALBUM DU GROUPE

"L'album a été bien accueilli, c'est ce que chaque groupe espère à chaque fois. Pourtant, quand on enregistre, on ne pense jamais à comment il va être reçu, on est avant tout dans un processus créatif. Je pense qu'on n'a pas été aussi sincère depuis un bon moment. Quand on est entré en studio, certaines chansons étaient déjà écrites et d'autres ont eu besoin d'un peu plus de travail. Mais avec Kind, j'ai eu le sentiment que tout le monde voulait être un peu plus spontané. On a souvent joué à l'instinct. Ça a vraiment fonctionné de cette façon pour la plupart des morceaux, environ 70% d'entre eux.

La pochette de l'album est une belle image conçue par la fille de Kelly. Généralement, les pochettes sont réalisées six bonnes semaines après l'enregistrement. Mais ce dessin capturait vraiment l'humeur du disque."

COMMENT LE GROUPE ESSAIE DE SE RENOUVELER

"On fait partie des groupes qui n'aiment pas se répéter et qui sont leurs pires critiques. Si vous restez avec le même son, vous gardez le même public. Si vous voulez séduire de nouvelles personnes, vous devez essayer des choses différentes, même s'il y a toujours de l'incertitude et que nous ne prenons jamais rien pour acquis. Je pense que notre dernier album est un peu plus introspectif du point de vue de Kelly. Pour nous, le principal est avant tout de créer quelque chose d'honnête.

Avec l'expérience, vous apprenez aussi à connaître les bons et les mauvais labels (rires). Nous en sommes à notre troisième label. C'est beaucoup plus facile et agréable de travailler avec les bonnes personnes..."

COMMENT STEREOPHONICS PRÉPARE SES CONCERTS

"Nous jouons des sets d'environ deux heures, avec quatre ou cinq morceaux du nouvel album. Il y en a généralement plus de vingt au total, issus de tous nos albums. Évidemment, les singles à succès sont là pour garder tout le monde heureux.

Vous savez, jouer de nouvelles chansons génère toujours un peu de nervosité: on passe du studio à une scène devant un public. Quand on joue d'anciennes chansons, on sait exactement où on en est du point de vue des compositions.

Si l'un de nous a mal dormi ou fait un mauvais live, on est généralement les seuls à le remarquer. Le public peut rarement s'en apercevoir... En revanche, les gens peuvent le remarquer lorsque vous n'êtes pas fidèle à vous-même. Alors oui, vous devez vous assurer que les chansons soient de très haut niveau."

LE STREAMING MUSICAL OUVRE DE NOUVEAUX HORIZONS

"Avec le streaming musical, il est devenu plus facile de localiser de nouveaux endroits où l'on peut jouer, où notre musique est vraiment appréciée. Nous aimons découvrir de nouvelles villes, de nouveaux pays. Depuis trois ans, nous jouons au Mexique et l'accueil a été brillant. Un nouveau public peut toujours donner un nouveau souffle à un groupe, influencer les prochains albums, les nouvelles tournées et susciter un nouvel intérêt général pour une nouvelle musique."