Arcadian, le trio français passé du métro parisien à l'émission The Voice il y a deux ans, se produit au Luxembourg, ce samedi. Florentin Cabezon, le chanteur au chapeau, nous parle de l'évolution de son groupe encore très jeune.

Comment se passe votre tournée?
Merveilleusement bien ! Le live, c'est vraiment ce qui nous fait le plus vibrer. Créer un album, c'est important et en faire la promotion, c'est sympa. Mais notre but ultime est d'être sur scène et de vivre des moments de dingues avec notre public. On a évolué un petit peu, on a agrandi l'équipe puisque deux musiciens nous accompagnent, dont un qui était déjà avec nous lorsque nous jouions encore dans le métro à Paris.

Votre deuxième album "Marche ou rêve" est sorti en octobre dernier, deux ans après "Arcadian", votre premier opus. Quelle était votre démarche artistique cette fois?
Déjà, on a eu plus de temps pour le concevoir: avec le premier album, il fallait aller très vite, on sortait de "The Voice" et on avait une petite pression de la part de la maison de disque. Avec le deuxième, on a voulu raconter tout ce qui nous était arrivé depuis ce premier album. On a vécu des moments très forts, des moments positifs et d'autres plus durs. "Pas d'adieu" parle ainsi de notre amie décédée dans un accident de voiture, ça a été le moment le plus marquant pour nous (ndlr: Mathilde, chef de projet du groupe). Beaucoup de personnes peuvent se retrouver dans nos morceaux. Sinon, on voulait garder notre ADN même si on s'est laissé la liberté d'aller piocher dans tous les styles. À mon sens, "Marche ou rêve" est un peu plus live, plus organique, moins électronique.

Vous avez affirmé dans d'autres interviews être assez différents, tous les trois. Comment cela se manifeste?
Ça se manifeste dans tous les domaines. On a tous les trois des personnalités différentes, on n'a pas grandi de la même manière. Mais c'est une force contrairement à ce qu'on pourrait penser: ça nous a amené à être plus tolérant les uns envers les autres et ça crée des échanges, une forme de richesse qu'on retrouve dans notre musique.

"LE LUXEMBOURG, ÇA VA ÊTRE UNE VRAIE DÉCOUVERTE"

Au niveau des mélodies, vous vous retrouvez néanmoins sur une chose: la "positive attitude" !
On a tous des galères mais on n'a pas envie d'appuyer là où ça fait mal, on préfère effectivement voir le verre à moitié plein. On a envie de donner une dose d'espoir, que nos lives soient une petite parenthèse dans le quotidien des gens.

À l'exception du titre "Do you feel the love" (2017), vous faites partie des groupes français qui ont décidé de chanter... en français. L'anglais, c'est exclu ?
Oui, on continuera de chanter en français quoiqu'il arrive. Tout simplement parce que c'est une super belle langue et qu'on aime bien jouer avec les mots. On ne prétend pas être très engagé mais on fait passer certains messages. Quand on nous écoute, on n'a pas besoin de se concentrer des années pour comprendre nos paroles.

Le Luxembourg, ça évoque quoi pour vous?
Franchement, ça va être une vraie découverte. C'est la première fois que l'on vient. On imagine que l'ambiance y est assez familiale, comme c'est assez petit. En tout cas, on est impatient de voir la ville et l'accueil des gens. On connaît un peu plus la Lorraine, où nous allons jouer juste avant. Certaines de nos connaissances vivent dans la région et on y a déjà joué. En fait, on connaît surtout l'accent lorrain!

Jeudi 16 janvier, à L'Amphy (Yutz)
Vendredi 17 janvier, à L'autre Canal (Nancy)
Samedi 18 janvier, à l'Atelier (Luxembourg)