Le groupe gallois, venu au Luxembourg pour la cinquième fois, a offert un live généreux en puisant dans ses plus anciens albums.

Un peu plus de deux ans après leur dernier passage au Luxembourg, on attendait les Stereophonics pour voir ce que donnaient en live les morceaux de leur dernier album, le 10e en 20 ans, Scream Above the Sounds sorti en octobre dernier. On y a eu droit d'entrée avec "Chances Are" et "Caught by the Wind", morceau assez rock et l'autre plus proche d'une balade, dans l'esprit de ce que fait le groupe gallois depuis ses débuts.

Très vite d'ailleurs, Kelly Jones et ses trois comparses nous ont ramené des années en arrière, lorsque le chanteur n'avait encore qu'une petite vingtaine d'années et qu'on écoutait Word Gets Around puis Performance and Cocktails sur le chemin de la fac.

Peu importe s'il parle assez peu à son public, Jones, alternant entre guitare électrique et guitare sèche, nous en mettait plein les oreilles avec "Local Boy in the Photograph", "A Thousand Trees", "Just Looking", "The Bartender and the Thief" et tous ces morceaux rock bien british qui réveillaient les fans les plus fidèles venus en masse à l'Atelier (qui affichait complet).

L'occasion, comme il y a deux ans, d'admirer aussi le batteur Jamie Morrison, monstre d'énergie qui semble dans un état second, en transe, à chaque concert.

Avec "Have a nice day" et "Maybe Tomorrow", puis "Mr Writer" ou le plus récent "Graffiti on the Train", les Gallois (dont il ne reste que deux membres de l'époque, Jones et le bassiste Richard Jones) ont montré à quel point ces anciennes ballades n'avaient pas pris la moindre ride.

Au final, la moitié des titres joués ce mardi soir avaient au moins 13 ans. Et les Gallois se sont montrés généreux: avec plus de deux heures de live, les fans avaient de quoi rentrer avec le sourire et pas mal de morceaux en tête.