Direction le pays des caribous avec l'ouvreuse, qui assiste au Festival international du film de Toronto.

Aïe… au moment de composer ce billet doux dans sa chambre d’hôtel au 11e étage d’un vénérable hôtel face à la gare de Toronto, le Toronto International Film Festival 2019 n’a pas encore ouvert ses portes, mais au moment où vous lirez ces quelques lignes, l’ouvreuse aura déjà vu une dizaine de films. Il faudra donc patienter jusqu'à la semaine prochaine - avec deux passages de l'Ouvreuse, mardi et vendredi pour l'occasion - pour connaître les moments forts d’un festival que votre servante visite pour la troisième fois consécutive cette année, en remplacement de Berlin et Cannes que Madame avait abandonné en 2017 après 34 respectivement 37 années de stress et quelque 2.600 films. Toronto et son TIFF, c’est plus relax. Et on y a le temps de manger de la vraie nourriture entre les films. Cela-dit, un copieux sandwich au pastrami ou au corned beef ne se refuse jamais, d’autant plus que cela ne se trouve pratiquement pas au Luxembourg, où les restaurants de delicatessen juives n’existent tout simplement pas. Hélas…

© Hatari Publishing

Il y a quelques temps, l’ouvreuse vous avait raconté sa passion pour les montagnes russes et autres instruments de torture que l’on trouve dans les parcs d’attraction. Elle s’est donc déplacée, dès son arrivée au Canada, en direction du parc Canada’s Wonderland, où l’on trouve au moins 14 rollercoasters parmi les plus longs, rapides et horripilants au monde, dont le tout nouveau Yukon Striker, où la folle course démarre avec une chute verticale à plus de 90 degrés. Marie-Amandine en salivait depuis des mois et elle l’a fait – deux fois de suite – avant de se taper neuf autres de ces monstres en l’espace de trois heures, dont un toboggan en bois qui s’est avéré plus terrifiant encore que tous les autres. Autant vous dire que le lendemain matin, dans son lit douillet, ses os vieux de plus de 66 ans lui ont signifié qu’elle aurait dû se calmer un peu. Mais bon, on ne vit que deux fois, et elle recommencerait illico-presto… dans quelques jours. Mais il y a aussi des films à voir.

© Canada's Wonderland

Allez, comme on est au Canada, faisons un peu de tourisme. Toronto, c’est comme l’Amérique SANS les Américains. Ici, on déteste Trump autant sinon plus que chez nous. C’est déjà pas mal. Ici, on vous accueille avec le sourire (oui, même les douaniers), de l’autre côté de la frontière, on vous fait la gueule. L’ouvreuse a mis une croix sur l’Amérique en 2010, elle n’y retournera plus jamais. Mais le Canada, c’est autre chose. Tenez, elle s’est rendue mardi soir à un concert des Who. Avec 20.000 autres personnes. La musique était tellement forte qu’elle a été forcée d’enlever son appareil auditif. Conne comme elle est, elle l’a fait tomber par terre et elle a marché dessus. Crac! Pas mal, direz-vous, et vous avez raison. Le lendemain, elle a trouvé un magasin spécialisé, où on a dépanné votre servante avec le plus grand sourire jamais vu. Prix de l’opération: 0.00 dollars canadiens. Vous avez bien lu: ZERO!!! Des gens qui n’avaient jamais vu l’ouvreuse et qui ne la reverront sans doute jamais. Et toujours cette gentillesse que vous rencontrez dans chaque magasin, dans chaque restaurant , même au 7/11 quand vous n’achetez qu’un Coca. Hallucinant, je vous dit. Le Luxembourg a encore des choses à apprendre!

Ah oui! Que tous ceux qui râlent contre les chantiers au Luxembourg viennent passer ne serait-ce qu’un jour dans les rues de Toronto. Ils remercieront leur créateur sur les genoux de pouvoir retourner conduire leur bagnole chez eux, car la ville n’est qu’un seul et unique chantier pour l’instant. Bien sûr que le trafic est un enfer, mieux vaut marcher à pied. Sous la ville, la plupart du temps, car tous les bâtiments du quartier des affaires et des grands magasins sont liés par un ingénieux système de tunnels qui sont particulièrement bienvenus en hiver quand il fait moins 10 ou moins 15 sur les rives du lac Ontario.

Finalement, un dernier constat avant que votre servante se lance dans les batailles du TIFF: À Luxembourg, il paraît que tout le monde s’oppose aux feux de circulation avec compte à rebours pour piétons. Toronto compte 3 millions d’habitants, sans compter ceux qui viennent y bosser chaque jour. Et figurez vous que ces feux fonctionnent à merveille, les gens les respectent et tout se déroule pratiquement sans stress. Mais chez nous, "on" dit que cela ne fonctionnera jamais. Les Luxembourgeois seraient-ils plus cons que les Canadiens. Ou juste plus indisciplinés. Allez comprendre…

Marie-Amandine,
Canada Goose