Marie-Amandine est toujours en voyage dans un coin paradisiaque.

Depuis que Game of Thrones s’est terminé en queue de poisson (selon certains, l’ouvreuse n’ayant pas encore vu la dernière saison), il paraît que les dragons ont le vent en poupe. Les dragons fictionnels tout au moins.

Mais pour Marie-Amandine, un des grands regrets de sa vie avait toujours été celui de ne pas avoir rencontré les dragons des Îles Komodo dans leur habitat naturel, un habitat qui se trouve à l’autre bout du monde, en Indonésie, et qui ne peut-être atteint qu’au bout de trois heures de voyage en bateau depuis l’île de Flores, où votre servante s’est miraculeusement retrouvée ces derniers jours. La rencontre avec les derniers vrais dragons sur terre a été le point d’orgue d’un voyage de deux semaines qui avait commencé dans la capitale singapourienne hyper-moderne, qui s’est prolongée sur l’île de Java et sur celle, encore plus paradisiaque, de Bali, où ces quelques lignes ont été écrites.

© Hatari Publishing

Arriver aux Îles Komodo, c’est un peu comme arriver à Jurassic Park ou Jurassic World. On vous prévient que l’île vous réserve des surprises du genre crocodiles, cobras, singes chipeurs, dragons en masse (évidemment) et - attraction moins alléchante - des tonnes de moustiques. Surtout après un jour de pluie, ce qui fut le cas avant la visite de Marie-Amandine. Les moustiques aiment la forêt vierge après la pluie, mais jusqu'à récemment, ces petites bestioles et saloperies de merde n’avaient jamais vraiment apprécié le sang de l'ouvreuse, qui fut toujours épargnée.

Hélas, pas cette fois. Malgré le fait d’avoir couvert tout son corps sexy d'insecticide (paraît-il) très efficace, et malgré un "buzzer" électronique censé chasser ces petites merdes, cette fois Marie-Amandine a attiré les moustiques comme le miel attire les oursons du nom de Winnie. Au bout d’une promenade de deux heures dans la forêt en compagnie des dragons de Komodo (il y en a plein, plein, plein) qui peuvent surgir à n’importe quel moment, les mains, les bras, les jambes et les pieds de l’ouvreuse ressemblaient à un porc-épic vu de l’intérieur.

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Et elle peut vous garantir que ces minuscules bestioles ont fait du bon travail, puisque ça chatouille, ça grattouille et ça pique de partout. Se faire mordre par un dragon doit être moins emmerdant que de se faire piquer par ces vacheries de merde que – contrairement à nos charmants moustiques européens – l’on n’entend pas et ne voit pas. Mais eux te voient et te sucent à sec, c’est garanti! Cela dit, heureusement pour les lecteurs de l’ouvreuse, ces petites pestes ne sont pas porteurs de maladies. L’ouvreuse, que vous retrouverez en "mode vache" dès vendredi prochain, n’est donc pas prête à passer l’arme à gauche.

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Elle a survécu aux singes chipeurs de Java, elle n’a pas été bouffée par les dragons de Komodo, elle s’est fait sucer tout son sang par les moustiques indonésiens, elle a évité tous les poissons et fruits de mer (vu son allergie), mais le plus grand danger l’attend désormais chez elle, au Luxembourg, où elle affrontera le nouveau Godzilla, un dragon d’un autre genre, dès lundi. Avec plein de petites marques rouges sur son corps de déesse.

Marie-Amandine
Non me moleste, moskito!