Bien qu'elle se balade actuellement à l'autre bout du monde, à Java, un article de reporter.lu n'a pas échappé à l’ouvreuse: il paraît qu'au Luxembourg, il y a une abondance de cochons.

Pas des cochons du genre de ceux à quatre pattes qui font "oink oink" du matin au soir et qui se dégustent en jambon ou en pied de cochon, mais de ceux qui se foutent absolument de tout et qui balancent leur merde dans la nature à qui mieux mieux. Le hasard voulait qu’au moment de lire le papier de reporter.lu, Marie-Amandine se trouvait dans la ville la plus propre au monde, Singapour.

L’année dernière en mai, votre servante se baladait déjà dans la deuxième ville la plus propre au monde, Tokyo. Deux villes où des millions de gens vivent ensemble sans transformer leur métropole en dépotoir. Les Japonais sont des gens très disciplinés, au point qu’il n’y a pratiquement pas de poubelles publiques, puisque les habitants emmènent leur détritus chez eux. Et pas un seul papier visible sur les trottoirs ou dans les transports publics. C’est absolument fabuleux!

Le territoire singapourien est plus petit que celui du Grand-Duché, la population est d’environ 5,9 millions, des habitants venus des quatre coins de l’Asie et de plus loin en Europe. Singapour est tellement propre qu’on pourrait s’installer au beau milieu de la rue et manger sur le sol. Les seuls "déchets" que l'on trouve dans les rues, les squares et les multiples espaces verts de cette métropole grouillante sont les feuilles mortes qui tombent des arbres…et qui sont enlevées le plus rapidement possible pour les transformer en énergie. Si l’ouvreuse compare ses expériences de propreté avec les villes européennes comme Paris, Rome, Venise ou Luxembourg (eh oui, hélas), Singapour l’emporte haut la main.

Bien évidemment, on me répondra que Singapour est une dictature et que le gouvernement (c’est le même depuis 50 ans) y règne d’une main de fer. Vous fumez dans les transports en public, c’est 1.000 dollars singapouriens. Les boissons "collantes" dans un bus, c’est 100 dollars. Vous jetez un papier dans la rue, si on vous voit, vous passez à la caisse illico presto. Et ne croyez surtout pas qu’on ne vous voit pas, car des officiers en civils et des caméras vous surveillent partout.

En quatre jours à Singapour, l’ouvreuse n’a pas vu un seul policier en uniforme dans la rue. La seule mitraillette qu’elle a vu de loin, c’était celle d’un garde devant le palais du président. Vous ne les voyez pas, mais ils vous voient. Et ne pensez surtout pas à amener du chewing-gum à Singapour ou de pisser dans un ascenseur, car les Schindler, Otis et compagnie sont également surveillés par des caméras.

Traversez la rue alors que les feux sont au rouge et vous passerez à la trappe, même chose si vous traversez en biais. Et les conducteurs automobiles (qui doivent payer pour entrer dans la ville) sont également parmi les plus disciplinés au monde. Une dictature peut avoir ses bons côtés, pour un touriste tout au moins, puisque tout à Singapour se déroule à merveille. On se sent en sécurité à n’importe quel moment, jour et nuit. Mais si vous discutez de cela avec un autochtone, il se retournera d'un air de conspirateur pour voir si personne ne le surveille, et il vous racontera la face cachée de la médaille.

Pourquoi l’ouvreuse vous raconte-t-elle tout ça? Non, elle ne veut pas introduire une dictature au Luxembourg, mais pour dire une fois pour toutes aux cochons du Grand-Duché qu’il serait temps qu’ils arrêtent de foutre leur merde impunément partout. La loi luxembourgeoise prévoit toutes sortes d’amendes pour punir les cochons, qu’on les applique donc à la lettre. Qu’on donne autorité aux agents municipaux de verbaliser les fouteurs de merde "in flagranti", tout comme les conducteurs, les cyclistes et les piétons qui ne respectent rien.

Ce qui est possible avec 6 millions d’habitants à Singapour et 13 millions d’habitants à Tokyo, le devrait être aussi au Luxembourg avec ses 600.000 âmes. On ne va certes pas infliger des coups de bâton aux "graffeurs", mais peut-être qu’on devrait infliger une punition adéquate aux partis politiques de droite qui osent défigurer une oeuvre d’art de Sumo en y collant leurs affiches de merde. Bande de cochons!

© Sumo

Marie-Amandine
Actuellement Javanaise