L’une des étapes les plus importantes dans le développement de l’horlogerie moderne a reposé sur la création des chronomètres de marine.

Les horlogers anglais- très en avance à l’époque- ont créé et développé ces première « bases du temps portables » pour permettre sur les bateaux le calcul d’une mesure indispensable: celle de la longitude.

Ayant ouvert à la navigation la plupart des routes sur les mers du globe, les portugais figuraient encore, dans les années 30, parmi les navigateurs les plus aguerris.

Deux d’entre eux, marchands de montres à Lisbonne, sont venus à cette époque, solliciter en Suisse alémanique la manufacture horlogère IWC de Schaffhausen, déjà très réputée pour ses performances techniques.

Leur souhait: pouvoir disposer d’une montre-bracelet qui présente des qualités équivalentes à celles du fameux chronomètre de marine, disponibles seulement en montres de poches.

Les maîtres-horlogers parvinrent à leur donner satisfaction et permettre aux deux marchands d’écrire en 1939 les premières pages des montres

« Portugaises », actuellement l’une des collections les plus en vue sur le marché horloger.

Ces nouveaux garde-temps comportaient une autre caractéristique originale: un boîtier de 33 mm de diamètre, en déphasage complet avec le petit format des pièces de l’époque.

La « Portugaise » devenait ainsi le précurseur des dimensions très généreuses très en vogue aujourd’hui.


Auteur: Jean Perini

Jean Perini est actuellement Rédacteur en Chef du supplément horloger du quotidien belge LE SOIR.

Il a été le créateur des Expositions LES JOURNEES DE LA PASSION à Luxembourg et PASSION FOR WATCHES  à Bruxelles dont il est encore actuellement le Commissaire Principal.

Précédemment, il a dirigé pendant quinze ans l’agence internationale de communication IMPACT -FCB à Bruxelles.

Elève de l’IHECS - Institut des Hautes Etudes de Communication Sociales installée aujourd’hui à Bruxelles , il y a été professeur pendant quatre ans.