La plateforme de jeux vidéo sur le cloud de Google, Stadia, a été mise en service mardi. Mais au Luxembourg, on ne peut pas (encore?) en profiter.

Le cloud gaming est-il l'avenir du jeu vidéo? Pour Google, la réponse est oui. Le géant américain a lancé mardi sa plateforme de jeux vidéo à la demande -en clair, le Netflix du jeu vidéo-, avec un catalogue de titres un peu plus fourni que prévu. Face à la réaction des joueurs, surpris par le peu de jeux annoncés dans un premier temps par Google (douze, et pas forcément les dernières nouveautés), l'entreprise de la Silicon Valley, qui devrait installer un centre de données au Luxembourg, a gonflé son catalogue en dernière minute avec dix autres jeux.

22 JEUX... POUR L'INSTANT

En tout, 22 jeux vidéo sont donc disponibles sur la plateforme lancée en Amérique et en Europe: Assassin’s Creed Odyssey, Destiny 2, Gylt, Just Dance 2020, Kine, Mortal Kombat 11, Red Dead Redemption 2, Thumper, la trilogie Tomb Raider, Samurai Shodown, L’Attaque des Titans 2 : Final Battle, Farming Simulator 19, Final Fantasy XV, Football Manager 2020, GRID, Metro Exodus, NBA 2K20, Rage 2, Trials Rising et Wolfenstein : Youngblood.

L'offre de lancement, qui s'élevait à 129€, comprenait un abonnement de trois mois, un appareil Chromecast Ultra pour se connecter à un écran et une manette. Elle a été entièrement épuisée. Dans 14 pays d'Amérique du Nord et d'Europe, les joueurs peuvent s'abonner à "Stadia pro" pour 9,99 dollars (ou euros) par mois. Ce prix comprend l'usage de la technologie à distance, dont la 4K et le son 5.1 (image et son en très haute définition), deux jeux gratuits (dont la franchise Destiny 2, de Bungie) et l'accès au reste du catalogue de jeux payants. D'ici la fin de l'année, celui-ci devrait en compter une trentaine.

AUCUNE DATE POUR LE GRAND DUCHÉ

Si Stadia est disponible en France, en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas notamment, le Luxembourg a pour l'instant été oublié. Les responsables de Google Benelux nous ont répondu qu'ils n'avaient aucune date à communiquer concernant le Grand-Duché, même si l'on sait que d'autres pays profiteront du service dès l'an prochain.
Stadia consiste avant tout en un ordinateur virtuel, loué à distance. Contrairement aux plateformes de streaming comme Netflix, son modèle économique sera donc d'abord basé sur la vente des jeux à la pièce, avec une commission, comme le font d'autres services (Xbox Live, Steam...). Les prix des titres démarrent généralement autour de 50 euros.

Un abonnement gratuit doit d'ailleurs être proposé en 2020, avec des caractéristiques techniques moins performantes (image HD, son stéréo...).