Accusé d'avoir conçu des manettes trop fragiles pour sa console, la Switch, Nintendo est la cible d'une association de consommateurs.

Les Joy-Con, ces petites manettes détachables de la Nintendo Switch, sont dans le viseur de l'UFC-Que Choisir, une association française de consommateurs. Nombre de ces accessoires souffrent en effet de dysfonctionnements après quelques mois d'utilisation. Nintendo a mis du temps à reconnaître le problème mais il a fini par céder: aux États-Unis, toutes les manettes défectueuses sont remboursées par la firme japonaise après qu'un cabinet d'avocats (Chimicles Schwartz Kriner & Donaldson-Smith) ait mis la pression en déposant un recours collectif.

Ce n'est pas encore le cas en Europe et donc en France, où la procédure de remboursement ou de réparation est fastidieuse. Les consommateurs reçoivent en général une facture de 45 euros de la part du SAV de Nintendo pour faire réparer leurs manettes, à moins d'apporter la preuve d'achat datant de moins d'un an alors qu'ils devraient bénéficier de la garantie légale de deux ans, affirme le site spécialisé Gamekult. Si la réparation est finalement refusée par le joueur, celui-ci se doit de payer 15 euros de frais de retour...

L'UFC-Que Choisir a donc adressé une mise en demeure à Nintendo, demandant à la société de "prendre en charge la réparation des consoles Nintendo Switch et Joy-Con présentant les dysfonctionnements évoqués" et à "rembourser les consommateurs ayant avancé les frais de réparation." L'association se dit prête à envisager "toute action utile" à défaut d’une réponse "satisfaisante" de Nintendo dans un délai de 15 jours.