En rebootant son jeu de tir "Call of Duty: Modern Warfare", sorti vendredi, Activision a certainement remis une pièce dans la machine à faire de l'argent.

Sorti il y a douze ans sur PC et les consoles de la génération précédente (PS3, Xbox 360 puis Nintendo DS et Wii), Call of Duty 4: Modern Warfare tranchait alors avec les trois premiers "Call of" déjà sortis à l'époque, puisqu'il se démarquait de la Seconde Guerre Mondiale. Il est d'ailleurs très facile de s'y perdre dans la liste des jeux liés à la série et cet épisode y est pour quelque chose.

Bien qu'associé au chiffre 4, il a en effet ouvert le chapitre Modern Warfare, qui a donné deux suites en 2009 et 2011. Mais entre chaque nouvel épisode, Activision, l'éditeur de la série, a continué d'alimenter l'histoire de la Seconde Guerre Mondiale tout en créant une deuxième sous-série: Black Ops. Celle-ci, après s'être intéressée à la guerre froide, a fait un bond dans le futur de plusieurs dizaines d'années dans les trois épisodes suivants. Vous suivez? Non? C'est normal.

Conscient d'avoir entre les mains une franchise extrêmement lucrative, l'éditeur américain a surtout pensé à surfer le plus possible sur la vague du succès commercial, au détriment de la cohérence générale de son oeuvre. Et on ne peut pas lui reprocher de s'être trompé puisque la série Call of Duty, comprenant les 15 épisodes principaux et tous les jeux secondaires, a rapporté plus de 17,5 milliards de dollars, dépassant le gain total au box-office de l'univers cinématographique Marvel (MCU), à en croire un communiqué publié en début d'année.

Ce succès ne sort pas de nul part: il faut reconnaître la grande qualité d'une franchise qui s'est toujours voulue spectaculaire et qui flirte avec le cinéma, même si on lui a parfois reproché de négliger la partie solo au profit des modes en ligne. Dans ce nouveau Call of Duty: Modern Warfare, la campagne solo peut d'ailleurs être bouclée en cinq, six heures... Ce qui ne veut pas dire que le titre joue les pingres. C'est même le contraire: en multi-joueurs, 21 cartes de jeu sont disponibles, les armes sont personnalisables à souhait et le jeu s'ouvre au cross-play, ce qui permet aux joueurs de toutes les consoles et de PC de jouer ensembles. Quant à l'aventure jouable en solo, si elle est assez courte, elle s'avère intense, réaliste et particulièrement mature.

Il y a donc fort à parier que ce dernier épisode en date remplisse encore un peu plus les poches d'Activision, qui ne tardera de toute façon pas à communiquer sur les chiffres de vente s'il s'avère que le succès est encore au rendez-vous.