Sorti cette semaine, "WRC 8" rehausse le niveau des jeux vidéo de rallye, grâce à un mode carrière plus profond et des graphismes toujours plus beaux.

Le mois de septembre est toujours celui de la bataille, intense, entre les nouvelles simulations sportives. Mais cette fois, un jeu de rallye slalome entre NBA 2K20, qui domine les parquets, et les prochains jeux de foot eFootball PES 2020 et Fifa 20 qui vont encore rivaliser de nouveautés pour séduire de nouveaux joueurs (ou les fidéliser).

Ce jeu, c'est WRC 8, sorti cette semaine. Développé depuis le 5e opus par le studio français Kylotonn (qui s'est occupé aussi de V-Rally 4, l'an dernier), le titre a profité d'un travail de deux ans, soit un peu plus longtemps que d'habitude (WRC 7 est sorti en 2017 alors que le rythme des sorties était d'un jeu par an), pour remettre un certain nombre de choses à plat. À commencer par son mode carrière, qui s'est mis au niveau de ceux que l'on peut voir dans d'autres simulations sportives.

GESTION DE LA VOITURE ET DU PERSONNEL

Dorénavant, le joueur gère tout depuis une grande plate-forme: son calendrier, les réglages de la voiture, ses mails, son personnel et son arbre de compétences. Car oui, WRC 8 introduit un arbre de compétences dans lequel le joueur dépense des points afin d'améliorer les performances de la voiture, de l'équipe, de l'écurie ou la fiabilité. Emprunté aux jeux de rôle, ce système de personnification d'un personnage s'est généralisé jusqu'aux simulations automobiles, WRC 8 n'étant pas le premier à s'en emparer.

Bref, voilà de quoi ravir les puristes, qui peuvent également se perdre dans les statistiques, celles propres à leurs courses mais aussi à celles liées à leurs adversaires. Bien sûr, avant d'atteindre la catégorie reine (le championnat du monde des rallyes, le WRC donc), il faut faire ses preuves dans les championnat inférieurs, soit en JWRC (junior) soit en WRC2.

Les développeurs expliquent comment ils ont conçu le jeu:

Et du côté de la conduite? Pour ceux qui n'ont pas les codes du pilotage en rallye, attendez-vous à souffrir. La maîtrise des véhicules est tout sauf évidente et ce n'est pas vraiment une surprise, la série ayant toujours été exigeante en la matière. Un léger coup de volant, un coup de frein mal placé, un ravin à peine mordu et le bolide par en tête-à-queue. Il faut anticiper et bien doser ses manoeuvres, ce qui demande pas mal d'entraînement.

Le titre propose toujours le système (limité) de retour en arrière, pour revenir sur la piste sur simple pression d'un bouton. Et pour ceux que ça décourage, il est toujours possible de bidouiller dans les options pour rendre la conduite plus "arcade", mais vous manquerez le plaisir éprouvé lorsque vous réussirez à dompter la bête...

La licence a enfin franchi un palier supplémentaire en matière de graphismes: que ce soit les véhicules ou les parcours, c'est vraiment très beau et la météo dynamique, en plus de pimenter les courses, rehausse également le niveau visuel du jeu.

WRC 8 (Kylotonn/BigBen), course, sur PS4, One, PC, Switch (60 euros)

© BigBen