Sorti fin avril, Days Gone, exclusivité de la PS4, retransmet parfaitement la difficulté de survivre dans un monde infesté de zombies, même si le titre se veut assez convenu.

DE QUOI ÇA PARLE?

C'est une aventure à la Walking Dead que propose Days Gone: on est plongé dans un monde décimé depuis deux ans par une mystérieuse pandémie, exterminant la majeure partie des habitants de la planète et donnant naissance à des créatures qui ne nous veulent évidemment pas du bien.

Nous, c'est en réalité Deacon St. John, un chasseur de primes à moto qui écume les chemins de l'Oregon pour sauver sa peau et celle de ses proches, à commencer par sa femme et son ami Boozer.

Dans cette nature sauvage et dangereuse, plusieurs clans se sont formés: certains peuvent devenir des alliés pour peu qu'on leur prouve notre dévouement et notre loyauté, d'autres sont clairement des ennemis poursuivant des buts cachés.

© Sony

COMMENT ON JOUE?

Days Gone rassemble toutes les caractéristiques d'un jeu d'action classique en monde ouvert: des quêtes alimentant soit l'histoire principale, soit quelques aventures secondaires (et imbriquées les unes dans les autres); une grande map en guise de terrain de jeu et d'exploration; un système de récompense et d'expérience permettant de façonner notre personnage en lui accordant des compétences spécifiques... Bref, les habitués du genre arrivent en terrain connu.

Néanmoins, la notion de survie est relativement poussée: il faut gérer la réserve d'essence de notre moto et les munitions de nos armes avant de se lancer dans une expédition, sous peine de devoir dézinguer des hordes de zombies à pied, et avec une batte de baseball (par exemple) comme seule arme.

D'ailleurs, construire ses armes à partir de ce qu'on trouve un peu partout est crucial pour survivre dans ce monde hostile. Le jeu emprunte aussi pas mal de choses déjà vus ailleurs, que ce soit au niveau de la personnalisation du personnage ou de ses facultés. En dehors de la phase d'adaptation habituelle aux commandes, on n'est pas du tout dérouté par le gameplay.

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CE QU'ON EN PENSE

Il faut parfois aller au-delà de la première impression, en l'occurrence, dépasser l'aspect caricatural des dialogues de gros bras au guidon de leurs motos, sorte de héros de film d'action des années 90 qui surjouent trop pour communiquer leurs émotions. Car au final, s'il n'est pas toujours évident de suivre le fil conducteur de l'histoire -pourtant assez convenue, mais brouillée par les différents scénario - de Days Gone, celle-ci est plutôt agréable à vivre.

Le titre offre parfois de vrais moments de grâce sonores et visuelles, à la faveur d'un beau panorama contrastant avec une réalité alarmante. On a d'ailleurs été assez convaincu par l'ambiance dégageant un sentiment de danger permanent, rendu réaliste -on l'a dit- par le nombre limité de ressources et de munitions. Il faut penser et s'organiser avant de passer à l'action.

Tirer à tout va sur les zombies est donc rarement la bonne stratégie pour s'en sortir vivant, d'autant plus que l'on est amené à en affronter des hordes au fur et à mesure de l'aventure, ce qui assure de grandes montées d'adrénaline.

Days Gone (Bend Studio), aventure, sur PS4 (55 euros environ).

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