La crise sanitaire impacte aussi la culture. Depuis fin novembre, les salles de cinéma sont à nouveau fermées, pour la deuxième fois en quelques mois.

Nico Simon, ex-CEO et cofondateur de Utopia S.A., est l'actuel président d'Europa Cinemas, un réseau international de salles de cinéma, qui intervient notamment auprès des exploitants de salles de cinéma, pour la promotion de films européens. Partout dans le monde, de nombreux cinémas sont momentanément fermés au public et luttent pour leur survie, parce qu'ils sont en majorité locataires et que leurs frais continuent de courir. Au Luxembourg, où le paysage cinématographique consiste en une grande chaîne et quelques cinémas régionaux, ces derniers étant partiellement soutenus par des subsides communaux, la situation est différente. Ici, il y a des aides publiques relativement élevées, qui contribuent à surmonter cette période.

Quand les cinémas étaient ouverts cet été et cet automne, l'offre de films n'était pas, comme d'habitude, dominée par des blockbusters hollywoodiens, dont la sortie a été repoussée à l'année prochaine, comme le dernier James Bond.

Jusqu'à présent, le parcours d'un film passait toujours par les salles de cinéma, qui avaient l'exclusivité de la première diffusion, avant que le film soit vendu d'abord sur des plateformes de vidéos à la demande ou de streaming, et puis en DVD ou en Blu-Ray. Avec sa décision de sortir dorénavant tout son catalogue de blockbusters en même temps dans les salles de cinéma et sur la plateforme de streaming HBO Max, le studio hollywoodien de la Warner a fait sauter cette chronologie traditionnelle des médias.

Le président d'Europa Cinemas reste malgré tout positif pour l'avenir du cinéma.

Il faut espérer que les projecteurs des cinémas tourneront à nouveau à plein quand le nouveau James Bond, au titre de circonstance, "No Time to die", sortira finalement dans les salles le 31 mars 2021.

Le reportage en langue luxembourgeoise: