On sait depuis le 19 janvier que le coronavirus peut se transmettre d’humain à humain.

Mais alors quels sont les risques de propagation? Selon la direction générale de la santé en France, premier pays européen touché par le virus, ils existe trois possibilités:

  1. Si vous croisez une personne infectée dans la rue: le risque de contamination est quasi nul et vous ne faites l’objet d’aucun suivi.
  2. Un contact à moins d’un mètre avec un malade pendant quelques minutes nécessite un suivi personnalisé durant 14 jours. La température est par exemple surveillée.
  3. Un contact étroit pendant plus de trois heures, comme c’est le cas avec un membre de la famille : le risque est plus élevé. "On va lui demander de rester à domicile compte tenu de ce risque particulier et par bon sens, et par respect des bonnes pratiques, d’éviter tout contact", explique Jérôme Salomon, directeur général de la Santé.
Gare à la toux et aux éternuements

On connait l’origine du virus: il est apparu à Wuhan dans un marché de crustacés à la fin décembre. L’endroit a été fermé depuis le premier janvier. L’hypothèse d’une maladie transmise par les animaux est privilégiée, mais on n’en connait pas la source. Les symptômes sont ceux d’une grippe, mais alors quel est son mode de transmission?

"Ce virus se propage à travers une transmission aérienne. C’est-à-dire que les sécrétions qui viennent du système respiratoire, quand on éternue, qu’on tousse, etc. peuvent contenir le virus et aller infecter les personnes qui respirent le même air que nous dans un environnement proche", précise Emmanuel André, microbiologiste à la KU Leuven.

Le virus survivrait 3h en milieu extérieur

Le virus survit-il dans le milieu extérieur? Au vue des données disponibles, il survivrait trois heures. Le risque de contamination en touchant un objet importé de Chine est donc extrêmement faible. Mais il y a encore beaucoup d’interrogations.

Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’inquiétude à avoir

Pour l’heure, il n’y a pas de traitement, ni de précision sur le délai d’incubation et sur sa virulence. Alors faut-il être inquiet? "Je pense que toutes les précautions sont prises, tous les hôpitaux ont reçu les informations nécessaires et tous les médecins généralistes aussi. Tout le monde sait ce qu’il faut faire dans ce cas-là. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’inquiétude à avoir", explique Michelle Dusart, médecin chef de l’hôpital Saint-Pierre.

Moins dangereux que le SRAS

Enfin, quel est le taux de mortalité? En évaluant le nombre de victimes par rapport au nombre de cas avérés, les professionnels de la santé estiment qu’il est inférieur à 3%. Le virus originaire de Chine est moins meurtrier que le SRAS, le syndrome respiratoire aigu sévère, qui était apparu en 2002.