Tant que la maladie existera, il n'y aura pas "d'après" déconfinement mais seulement un "pendant". Oui, la situation pourrait bien durer et devenir cette "normalité" perdue en mars.

Experts comme élus le savent: le déconfinement est très attendu. Après que plusieurs pays voisins ont annoncé un programme de "retour à la normale", le Luxembourg a dévoilé lundi soir son plan pour "lever le confinement général" mis en place au mois de mars.

Un coup d'oeil aux annonces des pays européens, qui doivent développer une stratégie inédite en peu de temps, ne laisse aucune place au doute: le déconfinement ne peut se décliner autrement qu'en plusieurs étapes... Et pourrait même être plus long que le confinement. De possibles phases de resserrement et de relâchement sont d'ailleurs envisagées si l'épidémie n'est pas maîtrisée.

Ainsi, le Luxembourg débutera une nouvelle phase le 11 mai, avant une possible suite en juin. Le Premier ministre a d'ailleurs mis en garde contre un éventuel "coup de frein" en cas de dégradation de la situation sanitaire. Quatre étapes sont déjà programmées ou entamées en Belgique. Au sud, la France prévoit une adaptation étalée jusque septembre, avec de possibles retours en arrière par département. En Allemagne, tous les Länder n'évoluent pas au même rythme. En Irlande et en Italie, les écoles ne rouvriront qu'en septembre... De nombreuses réponses sont proposées à la question de l'"après", alors même que les gouvernements nous demandent "d'apprendre à vivre avec le virus".

Si "après" il doit y avoir, il y a fort à parier que celui-ci ne se produira pas avant la découverte d'un remède capable d'éradiquer ce fameux virus. Ou pas avant sa disparition durant l'été, point sur lequel les épidémiologistes ne sont (vraiment) pas d'accord. D'ici là, c'est un long, très long déconfinement qui fera office de situation "normale".