De nombreux travailleurs - et j'en fais partie - s'arrangent aujourd'hui pour prendre leurs congés en-dehors des périodes classiques de vacances. Et c'est une très bonne idée.

Nous sommes le 27 décembre. Il est 11h et les bureaux sont presque vides. Pas un bruit dans les couloirs, pas d'effervescence à la cafétéria et presque aucun mail dans la messagerie d'entreprise. Pas de doute, c'est bien les vacances. Un mois plus tard, je mesure mieux le calme délicieux qui régnait durant les fêtes de Noël.

La plupart des employés ont profité de cette période pour prendre des vacances et passer du temps en famille. Et ils ont eu bien raison. N'ayant pas d'enfant à garder ni de voyage prévu durant cette fin d'année, j'ai préféré travailler et décaler ma pause de quelques jours. Une habitude qui, sans être systématique, peut, vous aussi, vous autoriser à pleinement profiter des vacances pour travailler dans des conditions que vous ne retrouverez pas le reste de l'année.

Ainsi, Noël, Pâques ou encore les congés d'été sont des périodes bénies pour qui n'a pas de contraintes pour choisir ses dates de vacances. L'activité économique tourne au ralenti, les autoroutes sont en général moins embouteillées (les trains et les bus sont moins fréquentés) et l'ambiance de travail est beaucoup plus détendue. Votre supérieur aura, qui sait, lui aussi décidé de vous ficher une paix royale en prenant des congés (Quoi? Non patron, ce n'est pas de toi que je parle).

Ne le nions pas: ce retour au calme tant attendu est salvateur sur le lieu de travail. Vos journées sont moins chargées sans forcément devenir ennuyantes. Surtout, vous avez enfin le temps de finir ce dossier qui traînait depuis plusieurs semaines. Ou pour ceux qui préfèrent "s'aérer", de vous octroyer une pause clope de plus... Et comment ne pas apprécier ce merveilleux silence? Vous voilà à deux doigts de vous transformer en moine bouddhiste.

Mais attention, ne vous laissez pas endormir par ce retour au calme. Délesté du stress et de la pression quotidienne, c'est justement l'occasion de retrouver votre efficacité et de vous extraire du rythme de travail auquel vous vous étiez habitués le reste de l'année. De commencer à recharger les batteries avant de partir en vacances. Il est temps de vous débarrasser de toutes ces tâches inaccomplies, celles qui n'occupent qu'un petit morceau de votre tête mais dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser. Bref, professionnellement, c'est l'équivalent de votre ménage de printemps.

Et alors que cette douce parenthèse touche à sa fin, vous êtes serein. Les collègues, votre chef, les bouchons... Tout recommence, mais vos vacances, les vraies, sont sur le point de débuter. Eh oui, quelle bonne idée vous avez eu de poser vos congés alors que la majorité des travailleurs sont de retour. À vous le calme à la maison, les plages moins bondées ou les locations de vacances en tarif "basse saison". Les pistes de ski ne sont plus noires de monde, le coup de feu est passé dans les restaurants, il n'y a plus de file pour visiter le musée du coin... Non vraiment, travailler pendant les vacances, c'était bien mieux que des congés.