A l'heure où il faudrait parler de l'urgence climatique, tout le monde ne parle que de Greta Thunberg.

Greta Thunberg est au centre de tous les débats depuis plusieurs mois. Accusée d'être manipulée par sa mère, d'être une marionnette, une menteuse, une actrice ou encore d'être coachée, la jeune Suédoise en a pris pour son grade. Et si chacune de ces accusations peuvent être discutée, elles semblent surtout destinées à brouiller les pistes. Parce que ce qui compte d'aujourd'hui, ce n'est pas le porteur du message mais bien le message en lui-même.

Un message qui a longtemps été ignoré par nos décideurs politiques et qui semble enfin les avoir interpellés. Les mêmes qui avaient systématiquement ignoré les mises en garde de la communauté scientifique. Force est de constater que la voix d'un enfant semble avoir plus de poids que celle d'un scientifique et au final quoi de plus logique? C'est de leur avenir qu'on parle.

N'en déplaise à M. Trump et aux détracteurs de Greta Thunberg, c'est un message qu'il fallait entendre, qu'il fallait partager et qu'il fallait comprendre. Ce qui importe, c'est que la planète va mal et que sans réaction de notre part, les générations futures pourraient être condamnées.  Et si la voix de Greta Thunberg est ce dont a besoin l'humanité pour qu'un déclic se fasse, je dis pourquoi pas.

N'oublions pas que si l'avenir de l'espèce humaine se jouera probablement dans les prochaines décennies, la planète, elle, ne risque rien. Elle était là bien avant nous, elle le sera toujours bien après.