Embouteillages sans fin, déviations mal signalées, lubie des feux rouge: rouler au Luxembourg est un parcours du combattant, déplore l'ancienne ministre luxembourgeoise Erna Hennicot-Schoepges.

C'est la rentrée! Et donc, encore, des chantiers, des déviations et des embouteillages sans fin, en attendant que le trafic sur les routes s'améliore un peu! On a bien fait de faire patienter les mécontents d'ici 2021, avec la perspective de moins de voitures particulières, dont la moitié électriques, la disparition des bus de la voierie communale, car le tram sera sur les rails. En attendant, patience, patience! Compréhensible, si l'on réfléchit à l'envergure de tous ces travaux. Et pourtant, l'impression que la planification d'ensemble fait défaut se confirme.

À commencer par la signalisation. Les incongruités nombreuses laissent l'impression que les panneaux ne sont destinés qu'aux autochtones qui connaissent leur chemin et n'ont pas besoin d'avoir d'indication précise. Mais, dira-t-on, aujourd'hui tout le monde se sert de Google pour trouver son chemin - en attendant que le système européen de Galileo soit installé dans nos portables.

Alors pourquoi encore faire des dépenses pour rajeunir les poteaux de bleu et de blanc? Ne sont-ils pas superflus à l'ère informatique, tout comme l'illumination sur les autoroutes, supprimée par souci de gaspillage d'énergie? Pour les indications hors chantier, veuillez donc vous équiper de votre "digital". Celui qui veut aller de Contern à Remich n'aura pas besoin de panneaux qui lui indiquent toutes les localités intermédiaires, sans indiquer sa destination finale.

UNE DÉVIATION, OK, MAIS VERS OÙ?

Pour ce qui est des déviations, les non-avertis se demandent devant le panneau: déviation, oui, mais vers où? Celui qui n'a pas écouté les dernières nouvelles sur le trafic, diffusées non en continu, mais à horaire fixe avec le bulletin d'infos, se trouve bien dans l'embarras s'il n'a pas  connaissance de la dernière fermeture de route. Difficile aussi d'interpréter la logique de l'indication du panneau, car par les temps qui courent, une déviation peut-en cacher une autre!

Et surtout ne vous offusquez pas si vous tombez sur des feux rouges, il y en a plein dans le pays, -la lubie d'installer des feux fait rage- et gare si la première voiture ne démarre pas en trombe si le vert s'annonce. En plein centre ville il n'y a que trois, au plus quatre voitures qui passeront avant le prochain rouge, entendu que le premier chauffeur ou la chauffeuse, est assez alerte à démarrer.

C'est parce qu'il y a trop de voitures, me dira-t-on....et on pourrait le croire en scrutant les autobus avec leurs passagers clairsemés. Mais est-ce que tout ceci va s'améliorer avec le tramway, où avec les bicyclettes, où les trottinettes? A-t-on jamais analysé l'âge des passagers dans les voitures? Une large part des chauffeurs(ses) doit avoir dépassé la soixantaine...Leur proposer les alternatives ci-dessus nommées relève du pur cynisme.

Or aller à un hôpital en voiture nécessite un parking. Là encore, côté signalisation, les indications pour s'engager dans la bonne direction font défaut, le chantier de l'hôpital aidant, ne fût-ce que pour trouver l'entrée qui a été changée depuis votre dernière visite.

Un peu plus de respect pour les usagers de la voiture individuelle ferait du bien.