Cette année c'est décidé, je passerai des vacances sans smartphone. Ou plutôt, je vais tenter de reprendre un peu de pouvoir dessus.

Les vacances d'été sont, à mon goût, la période idéale pour repenser notre rapport aux réseaux sociaux et aux objets connectés. Non pas qu'ils sont trop présents le reste de l'année, mais plutôt qu'ils sont mal utilisés.

Sans tomber dans le cliché de "l'accro au téléphone", j'estime tout de même lui accorder plus d'importance que je ne le devrais. Il m'arrive d'interrompre toute activité au simple son d'une notification, de superbement ignorer mes proches lorsque je suis plongé dans mon écran ou tout simplement de le consulter dès le réveil ou juste avant de me coucher alors que je n'en ai pas vraiment besoin. Une somme de petits gestes déjà bien ancrés dans mon quotidien, et peut-être dans le vôtre.

Aussi anodins soient-ils, ces instants, en particulier lorsqu'on est soi-même réduit au rang de simple spectateur de la relation entre un(e) ami(e) et son téléphone, m'ont aidé à comprendre que je ne voulais pas vivre la même chose et l'infliger aux autres.

Loin de moi l'idée de blâmer mon cher smartphone et mes réseaux sociaux mais bien de remettre en question ce que j'en fais et ce que j'ai envie d'en faire. S'il ne s'agit pas de faire moins, le but est clairement de faire mieux.

Aussi, pour tromper l'ennui durant les chaudes journées d'août, mon premier réflexe sera maintenant de ne pas utiliser en priorité mon téléphone ou de naviguer sans but précis. Je pense notamment à ces longs moments à faire défiler Facebook ou Twitter sans aucun but en tête, alors qu'il me donne accès tellement plus que de la publicité sponsorisée ou des GIFs de chatons.

Deuxième mesure, si je ne souhaite pas bannir les réseaux sociaux, au moins vais-je réussir à les contrôler. En limitant le nombre de notifications et en les consultant quand l'envie m'en prendra, et non plus au moindre petit "pop" émis par l'appareil. En revanche, je compte bien laisser mes messageries instantanées tourner normalement, elles qui me permettent de garder le contact avec ceux que je ne peux pas voir souvent (et moins souvent encore en cette période de voyages).

Dernier défi, et non des moindres, prendre quelques photos qui ne finiront pas forcément sur les réseaux... Mais auront de très grandes chances de trôner en bonne place dans un cadre à la maison.

Un challenge aussi prenant que son résultat sera indécis, et qui ne demande qu'à durer plus que le temps d'un été.