Facebook, Instagram, Strava... Vous vous dévoilez trop sur les réseaux sociaux, et je n'ai besoin que de quelques clics pour en apprendre beaucoup sur vous.

Je ne suis pas un hacker, ni un voleur, et encore moins quelqu'un de mal intentionné. Pourtant en quelques dizaines de minutes, j'ai réussi à rassembler de très nombreuses informations sur des personnes que je ne connais pas. Nom, adresse postale, mail, numéro de téléphone, lieu de travail, photos des copains, du chien, des enfants... Tout ça grâce aux réseaux sociaux.

Ça vous fait peur? Moi aussi. Et c'est pour cette raison que je l'ai fait. Ne vous affolez pas, je n'ai pas conservé ces informations. En revanche, vous pouvez vous inquiéter d'une chose: la facilité avec laquelle j'ai rassemblé ces données. Un passage sur Facebook, une recherche sur Google, un détour par Instagram, un crochet sur les pages jaunes, un zoom sur Google Maps et voilà le travail.

Tel le Petit Poucet, vous avez semé des petits cailloux blancs menant tout droit à votre vie privée. Et des centaines de millions d'internautes peuvent les suivre. Je n'ai pourtant usé d'aucun "truc" pour rassembler ces informations. Elles sont toutes disponibles parce que vous les avez renseignées volontairement sur vos différents profils.

Comme Jack*, qui n'a pas verrouillé son compte Instagram. Comme Allison*, dont les selfies sont accessibles sur Facebook. Comme Victor*, qui n'a pas créé une zone de confidentialité autour de son adresse sur Strava (j'ai pourtant écrit sur ce sujet l'année passée). Vous en voulez plus? Ce ne sont pas les exemples qui manquent.

Votre identité, vos hobbies et votre adresse sont vos biens les plus précieux. Sur Internet, ne pas les cacher revient à les donner. S'ils se drapent dans leur design rassurant et addictif, les réseaux sociaux ne sont pas des espaces de confiance. Surtout lorsqu'ils sont mal utilisés. Par chance, tous vous offrent la possibilité de limiter voire bloquer complètement l'accès à ces données très sensibles grâce à leurs paramètres de confidentialité. Utilisez-les. Ou d'autres que moi sauront en faire un mauvais usage.

*Les prénoms ont été modifiés.