La loi luxembourgeoise ne vous laisse pas le choix. Lorsqu'un proche meurt, il faut encaisser la nouvelle et reprendre le travail au plus vite.

Le saviez-vous? Au Luxembourg, on a droit à plus de congés lorsqu'on déménage que lorsqu'on perd un grand-parent, un frère, une sœur ou encore un petit-enfant. Le code du travail luxembourgeois est très clair à ce sujet: les salariés ont droit à un jour de congé "extraodinaire" contre deux pour déménager.

Si l'on peut argumenter que c'est trop court dans les deux cas, c'est d'autant plus choquant de savoir que, légalement, on a droit à UN jour pour assimiler la nouvelle, participer aux funérailles et la digérer avant de reprendre le travail.

Peu importe les implications personnelles et les relations que l'on peut entretenir avec les membres de notre famille: la loi impose un rythme inhumain aux salariés qui, jusqu'à preuve du contraire, restent des êtres humains.

Et dans le cas du décès de votre conjoint, de votre enfant ou encore d'un de vos parents, ce n'est pas bien mieux... Le code du travail prévoit trois misérables jours de congé. Concrètement, ça vous donne le temps de préparer et d'assister aux funérailles du défunt. Après, "hop" on reprend le boulot.

S'il est impossible de chiffrer la "durée recommandée" pour faire le deuil d'un proche, on peut raisonnablement avancer que dans ce genre de situation, un jour, deux jours voire même trois jours, c'est trop peu.

Dans une société où l'on passe 8 heures par jour (au moins), 5 jours sur 7 et 40 ans à travailler, il est logique que l'on bénéficie de plus de temps. C'est primordial dans ce genre de situation. Surtout lorsqu'on considère qu'une grande partie des salariés du Luxembourg sont étrangers et que dans l'éventualité d'un décès, ils doivent souvent voyager...

Je tiens à le préciser: loin de moi l'idée de faire exploser un tabou ou de choquer qui que ce soit. Cet édito, je le dois malheureusement à une expérience personnelle. Et si, souvent, les employeurs se montrent compréhensifs, ce n'est pas le cas partout.

C'est pourquoi, la loi telle qu'elle est écrite aujourd'hui ne suffit pas. La mort d'un proche a toujours un impact et cet impact semble avoir été sous-estimé dans notre code du travail.

Si la mort fait effectivement partie de la vie et s'il est vrai qu'il ne faut pas s'arrêter de vivre lorsqu'on perd un proche, une chose est sûre: en 24 heures, il est impossible de passer à autre chose.