L'Indiaca se joue avec une sorte de gros volant de badminton tout en respectant des règles inspirées du volleyball. À l'occasion des championnats du monde qui débutent aujourd'hui à Luxembourg, on est allé tester ce sport original avec des pros!

L'Indiaca, qu'est-ce que c'est?

Encore méconnu en Europe, ce sport plonge ses racines au Brésil où on joue depuis des siècles à la "Pétéca", un mélange de badminton, de volley-ball et de pelote basque.

C'est en 1920, lors des 5e Jeux olympiques, que le grand public a pu découvrir ce sport, lorsque des nageurs de la délégation brésilienne s'entraînaient avec cette sorte de gros volant formé de plumes accrochées sur une base en caoutchouc.

L'Indiaca est donc un dérivé de ce sport ancestral, même si les règles diffèrent un peu. Voici les bases:

  • Deux équipes de 5 joueurs s'affrontent sur une surface un peu plus grande qu'un terrain de badminton, et séparée par un filet.
  • Le but du jeu est d'envoyer l'Indiaca sur le sol du terrain adverse, en frappant uniquement avec la paume de la main, et en respectant des règles assez proches du volleyball.

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Voilà pour la théorie. Pour la pratique, les résidents du Luxembourg ont de la chance, car ils vont pouvoir découvrir ce sport avec les meilleurs joueurs du monde, le pays accueillant le mondial d'Indiaca à partir de ce mercredi.

"LET'Z GO" POUR LES MONDIAUX AU LUXEMBOURG!

Pour la 2ème fois après 2008, les Championnats du Monde d'Indiaca auront lieu à Luxembourg. Huit nations et plus de 300 joueurs devaient s'affronter au Centre national sportif & culturel "d'Coque" à Luxembourg-Kirchberg. Des circonstances de voyage compliquées font qu'ils ne seront finalement que cinq. Mais non des moindres: Suisse, Estonie, Allemagne, Belgique et donc Luxembourg.

"Lors des éditions précédentes, le Luxembourg a toujours obtenu de bons résultats et j'espère que nos équipes pourront à nouveau représenter dignement les couleurs luxembourgeoises et, qui sait, atteindre l'un ou l'autre podium" a encouragé le ministre des sports, Georges Engel.

Au Luxembourg, la fédération d'Indiaca compte près de 200 licenciés, et le sport se pratique un peu partout, "même si actuellement la majorité se trouve dans le nord du pays, contrairement à la plupart des autres sports" précise Marc, l'entraîneur de l'équipe féminine.

Au total, cinq équipes représenteront le Luxembourg, dont - il faut le souligner car c'est rare dans le monde sportif - une équipe mixtemêlant femmes et hommes!

Parmi ces équipes, nous avons pu rencontrer l'équipe féminine qui jouera en catégorie open (en dessous de 40 ans). Les jeunes femmes ont accepté de nous laisser participer à leur entraînement. L'ambiance était bon enfant, mais sans oublier l'enjeu de la compétition. "L'Allemagne et l'Estonie sont les favoris, ce sont les adversaires à battre" nous confie leur entraineur, Marc Burelbach.

Hélas, ce championnat aurait dû avoir lieu en 2021 au Luxembourg, mais la crise sanitaire est venue gâcher la fête. C'est donc une édition reportée d'un an (et amputée de quelques pays) qui se déroule à partir de ce mercredi 3 août, jusqu'à la finale prévue samedi. À noter que l'entrée est libre, le public peut assister gratuitement à tous les matchs pour soutenir les couleurs du Luxembourg!

L'AVIS DE LA RÉDACTION

Romain Van Dyck: "J'ai beaucoup aimé ce sport qui mélange moments de flottements et d'accélération brusque, comme au volley et au bad. Mais clairement, il demande une sérieuse coordination des mouvements et des réflexes, car la surface de notre paume de main ne pardonne aucune erreur! Je souhaite en tout cas au Luxembourg une belle performance, et pour reprendre la devise du pays: "Let’s make it happen"

Thomas Toussaint: "L'indiaca, c'est une belle découverte ! Entre ami(e)s ou en compétition si vous ressentez l'envie de pousser la pratique plus loin, ce n'est que du fun. Si l'on se retrouve en terrain connu sur le déroulé d'un point, le jeu est plus technique qu'il n'y paraît. La faute au principe du sport: jouer uniquement avec ses mains. Et à ce fameux "indiaca" dont la drôle de forme va sensiblement influencer ses mouvements, moins prévisibles que ceux d'une balle. Pour les sportifs de petite taille (comme moi!), il faudra sauter haut pour espérer passer un smash ! Ce qui vous rendra d'autant plus fier si vous y parvenez."