Nous sommes allés tester le simulateur de chute libre qui se trouve à la frontière belge. Voici nos impressions.

Ce n'est pas tous les jours qu'un simulateur de chute libre s'installe aux portes du Luxembourg. Et ce n'est pas tous les jours que l'on a l'occasion de tester ce genre d'installations accompagné d'un professionnel de la discipline.

C'est pourquoi nous avons décidé de vous emmener à Sterpenich en y envoyant un novice... qui préfère généralement garder les pieds sur terre.

SORTIR DE MA ZONE DE CONFORT

L'altitude ou prendre de la hauteur, ce n'est vraiment pas mon fort. Tester le simulateur de chute libre était dès lors un véritable challenge pour moi et je ne vous cacherai pas qu'il a fallu que je me fasse violence pour entrer dans la chambre de vol.

Heureusement (pour moi), quand on arrive sur place, on est immédiatement pris en charge par le personnel qui s'assure que l'inscription se passe bien et que vos antécédents médicaux ne posent pas de problème pour "apprendre à voler".

Une étape qui est suivie d'une formation avec l'instructeur qui vous accompagnera dans le "tube" lors de votre vol d'initiation. On vous y explique les bases de la discipline et les méthodes de communication dans la soufflerie.

Parce qu'il faut le savoir, une fois entré dans le sas, on n'entend plus grand chose puisqu'on est équipé, entre autres, de bouchons qu'il faut loger dans nos oreilles.

Puis vient le moment de s'équiper. Combinaison, casque, bouchons et buff: tout est mis à disposition sur place pour s'assurer que chacun puisse profiter de l'expérience sans avoir à se soucier du matériel.

Et quand tout cela est fait, il est temps d'entrer dans la chambre de vol et de s'essayer aux joies de la chute libre.

CHAQUE MOUVEMENT COMPTE

Étonnamment et malgré une petite montée de stress, ma première tentative dans la chambre de vol s'est plutôt bien passée. J'ai très vite réussi à flotter sans pour autant avoir compris les subtilités de la chute libre.

Voyant que cela se passait relativement bien, mon instructeur a donc essayé de m'apprendre à "bouger" dans le tube. C'est là que les choses se sont (un peu) gâtées pour moi.

En effet, chaque petit mouvement compte dans la soufflerie. Et comme le bon novice que je suis, je n'avais pas réalisé à quel point mes mouvements étaient brusques.

Cela m'a valu quelques petites frayeurs mais rien qui n'a pas pu être géré par mon instructeur qui bougeait, pour sa part, comme un poisson dans l'eau...

RTL

Dès que l'on perd un peu le contrôle, l'instructeur intervient... Merci coach! / © Luxfly

ON PROGRESSE VITE

On vole généralement pendant 1 minutes 30 ou 2 minutes 30. Et lorsqu'on ne vole pas, on s'assied sur un banc dans le sas  et on laisse sa place aux autres.

Et ce qui est très bien pensé à Luxfly, c'est la manière dont on peut mettre à profit le temps d'attente en visionnant son vol précédent sur un écran installé dans le sas.

Pour ma part, ça m'a permis de comprendre certaines erreurs que j'avais commis lors de ma première tentative dans le "tube". De plus, comme tout est vitré, on peut également regarder les autres voler et en prendre de la graine.

Il m'a fallu deux tentatives de plus pour commencer à trouver mes marques et il faut l'admettre, quand on commence à comprendre les subtilités de la discipline, ça devient tout de suite plus amusant.

COURT MAIS INTENSE

Alors si je devais critiquer une seule chose par rapport à mon expérience c'est le fait que le temps passe très vite. Mais ne dit-on pas que le temps passe plus vite quand on s'amuse?

La vérité c'est que je n'ai pas été l'apprenti le plus efficace, que j'ai pris un certains temps à comprendre les mouvements de base et que j'ai souvent pris peur lorsque je prenais de la hauteur.

Qu'à cela ne tienne, lorsque je suis sorti de la chambre de vol, la seule chose que j'avais envie de faire, c'était d'y retourner. La sensation de flotter et même de voler par moment est véritablement grisante.

Il me faudrait évidemment encore plusieurs tentatives pour réussir à "voler" correctement mais c'est une expérience que je répéterais avec grand plaisir à la première occasion.

CONCLUSION? 

Je n'étais évidemment pas le cobaye parfait pour ce genre d'expérience mais le fait que j'aie réussi à m'amuser malgré mes angoisses semble confirmer ce que la cofondatrice de Luxfly n'a cessé de me répéter: "C'est accessible à tout le monde."

Et pour ceux qui sont moins frileux que moi, c'est assurément une expérience qu'ils apprécieront à sa juste valeur (tout en progressant bien plus vite que moi).

Enfin, pour ceux qui ont peur ou qui sont intimidés par la soufflerie, je peux vous assurer que vous serez entre de très bonnes mains avec Lane Paquin, mon coach de la journée.