La biorésonance promet, grâce au rayonnement électromagnétique, de mesurer l'état physiologique de l'individu et de remédier à certain maux chroniques.

Dans la famille des médecines non-conventionnelle, je demande la biorésonance. Cette méthode fait partie des procédés de médecine quantique et est basée sur l'analyse informatique des flux énergétiques de l’organisme.
Elle permettrait de faire des bilans de terrain et de repérer éventuellement des "anomalies électromagnétiques" au sein des organes et de les rectifier en envoyant des signaux de très faible intensité.

Je dois dire que c'est le genre de charabia qui utilise un vocabulaire scientifique auquel je ne suis pas vraiment sensible, pour ne pas dire carrément sceptique. Mais je me prête au jeu pour essayer de comprendre ce concept.

Eric Esch, de Biorésonance Center à Mersch, me reçoit dans son cabinet et m'explique que "cette technologie permet de mesurer de manière extrêmement fine et précise, organe par organe et système par système, l’état physiologique de l’individu".

Installée dans un fauteuil, je porte un casque temporal (analogue à un simple casque audio), relié à une machine qui émet des rayonnements électromagnétiques. Aucun produit ni aucune sonde ne sont appliqués au cours de l'examen. Je ne ressens aucune gène, aucun picotement, ni échauffement.

L'appareil "scanne" (il ne s'agit pas d'une technologie de scanner, mais la manière de présenter les résultats y fait penser) en quelques minutes l’ensemble des flux énergétiques de mon corps. Les mesures sont enregistrées par un logiciel qui évalue l'intensité des émissions énergétiques propres à chaque organe et calcule leur état potentiel. Les résultats sont traduits à l’écran sous forme de représentations synthétiques.

Des points apparaissent sur les images: de jaune (normal) à noir (pathologique).

Le verdict tombe: j'ai une faiblesse à l’œil gauche et un soucis à l'utérus. C'est là que je suis assez bluffée: je n'avais absolument rien expliqué de mon état et, sans coucher ici mon bulletin de santé, les deux constats s'avèrent exacts.

UNE QUESTION DE CARBURANT

Vient ensuite la partie "traitement". Il ne s'agit pas en l’occurrence de me rendre la vue à l’œil gauche, mais de travailler tout simplement sur une narine encombrée.

"L'ensemble des organes sont liés et un dysfonctionnement à l'un, par exemple à cause d'une allergie, entraînera une faiblesse ou un problème à un autre", m'explique Eric Esch qui s'intéresse à mon foie.

Il constate ainsi une intolérance au lait de vache, en fonction de la liste d'allergène donnée par le système, et va envoyer un influx inversé par rapport à la fréquence du lait. "La cure de métathérapie permet de capter les fréquences énergétiques du corps, et de diffuser dans l’organisme des séquences correctrices adaptées", détaille le spécialiste.

Ça paraît à nouveau assez ésotérique et bizarre, mais force est de constater que mon nez est débouché. Difficile de savoir quelle est la part d'effet placebo et de résultat prouvé, mais je m'en trouve mieux.

La cure de métathérapie est indiquée dans le cas de maux chroniques, comme les allergies, les problèmes aux articulations ou de digestion. La première séance de bilan coûte 120 euros, les suivantes, 100 euros. "

Eric Esch me sert une analogie qui permet de bien comprendre le problème des intolérances: "Si on met le mauvais carburant dans une voiture, ce n'est pas la voiture qui fonctionne mal, c'est le carburant qui est mal choisi. Si on met un tout petit peu d'essence dans le diesel, la voiture va rouler, mais elle va s’abîmer."

J'apprends donc qu'il vaut mieux que j'évite le lait de vache (et le gluten, également sur la liste). L'amatrice de fromage et de pâtes que je suis tremble déjà à cette perspective. Mais ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort... alors on va essayer.