Aliment miracle pour les personnes désireuses de surveiller leur poids, le konjac peut se substituer aux pâtes, les (nombreuses) calories en moins.

LE KONJAC, C'EST QUOI?

C'est une racine cultivée au Japon depuis des siècles et qui séduit de plus en plus les Européens car extrêmement peu calorique (entre 5 et 10 calories pour 100g). On la connaît sous forme de spaghetti, en bons mangeurs de pâtes que nous sommes -et les personnes du marketing l'ont bien compris-.

"Elle est très riche en fibre et très pauvre en glucide, donc son pouvoir satiétogène est très élevé, ce qui lui confère une certaine vertu en matière de lutte contre l'obésité, le surpoids et le diabète" ajoute Pascal Nottinger, diététicien nutritionniste à Luxembourg-ville.

Le konjac est également découpé en lamelles et peut être dégusté aussi bien froid que chaud. Certains grands chefs s'amusent à le décliner dans leurs assiettes. Au Japon, on le trouve même sous la forme de pop-corn ou de glace.

OÙ EN TROUVE T-ON?

Le succès du konjac a poussé les hypermarchés à les intégrer à leurs rayons asiatiques. Il est donc assez facile à trouver désormais.

"Il est devenu à la mode, comme l'ont été l'eau de coco ou la baie de goji à un moment donné" souligne le nutritionniste.

Mais pour avoir la chance de s'en procurer sous différentes formes (vermicelles, nouilles, riz, gomme...), les épiceries asiatiques offrent plus de garanties. Sinon, il reste internet. D'un simple clic, on en trouve sur des sites marchands assez connus. C'est d'ailleurs ce que nous avons fait: en une petite semaine, six petits packs de spaghetti de konjac nous attendaient dans la boîte aux lettres.

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COMMENT LE CUISINER

Rien de plus simple. Il suffit de plonger ces spaghettis dans de l'eau bouillante, comme des pâtes et de les laisser cuire de cinq à dix minutes avant de les égoutter. Un jeu d'enfant. Il faut cependant bien les rincer avant de les cuire car dans leur sachet, ils baignent dans un liquide qui sent le poisson.

On les marie avec une sauce, du poulet, des oignons, des légumes... les recettes ne manquent pas sur le net. C'est un vrai crève-coeur, mais si le but est de faire attention à votre poids, évitez le gruyère ou le parmesan... Quant à moi, j'ai opté pour une sauce bolognaise.

Ce qui est intéressant, c'est que "les glucides consommés en même temps que le konjac sont absorbés plus lentement que si l'on consomme des féculents avec des légumes, ou des féculents seuls" précise Pascal Nottinger. En d'autres termes, le konjac agit aussi sur les nutriments auxquels il est associé!

QUEL GOÛT ÇA A?

Découvert il y a quelques années par l'intermédiaire d'une amie, le konjac m'avait bluffé: j'avais eu l'impression de manger un aliment très proche des pâtes. Mais on sublime toujours un peu nos souvenirs... Lors de cette seconde tentative, ces spaghetti de konjac m'ont semblé à la fois plus spongieuses et croquantes. "A priori, on peut en manger autant qu'on veut, il n'y a aucune dose maximale connue, ni aucune allergie connue" souligne Pascal Nottinger.

C'est moins agréable en bouche que de manger des vraies pâtes, mais la sauce bolognaise -qui n'est pas la moins calorique, c'est vrai- compense cette sensation. Le goût du konjac en lui-même est très peu prononcé: seul, il ne présente à mes yeux que peu d'intérêt et de plaisir. Je n'en mangerai pas tous les jours, mais une ou deux fois par semaine, pourquoi pas.

"Le konjac ne sauvera pas l'humanité du diabète ou du surpoids non plus, il a ses limites", prévient d'ailleurs le nutritionniste. Car "le risque, quand on mange un légume de manière exclusive, c'est que cela entraîne des carences liées à l'absence des autres légumes dans l'alimentation. Cela peut aussi favoriser une certaine monotonie, laquelle peut mener à des travers désastreux" conclut-il. "Mais ça reste un aliment plus vertueux que les autres, que l'on utilise dans nos plans alimentaires."