La course d'obstacle, bien connue en Belgique, n'était encore jamais passée par le Luxembourg. L'occasion d'aller la tester.

Les Air Games se sont déroulés dimanche autour du lac d'Echternach. C'était l'événement du week-end et malgré une météo récalcitrante, la foule était au rendez-vous. Et au milieu de la foule, moi, avec une caméra sur la tête...

Je ne vous mentirai pas, la perspective de courir 5 kilomètres et de tomber dans l'eau (à plusieurs reprises) un dimanche matin, qui plus est très frais, n'était pas très engageante. Heureusement, arrivé sur place, je me suis très vite pris au jeu.

UNE COURSE QUI N'EN EST PAS UNE

Soyons clair: les Air Games, ce n'est pas une course. Il n'y a pas de chronomètre. On y va vraiment pour braver les obstacles et pour s'amuser. En témoignent les deux premiers kilomètres du parcours où j'étais un des seuls participants (si ce n'est le seul) à courir. Pourquoi? Parce qu'il n'y avait aucun obstacle. Une absence qui s'explique par le fait qu'il s'agissait d'une zone protégée du lac d'Echternach.

Passé les deux premiers kilomètres, on arrive aux premiers obstacles qui annoncent la couleur pour la suite. On passe d'abord par un château où une centaine de poteaux gonflables nous barrent la route. Seule solution pour continuer, "foncer dans le tas". Une technique qui vous garantit des quelques rebonds ... "malheureux" qui feront rire vos amis.

© Domingos Oliveira/RTL Luxembourg

Suivent, un jeu de saute-mouton, un ravitaillement, une petite séquence Indiana Jones dans un énorme château gonflable puis on arrive aux obstacles "aquatiques" tant attendus. Il n'aura fallu courir "que" 3 kilomètres et demi pour y arriver et, files d'attente obligent, attendre près de 15 minutes pour s'y essayer mais le jeu en aura valu la chandelle.

On finit complètement mouillé mais avec le sourire, malgré une météo pas très réjouissante. Puis s'enchaînent une petite séance d'escalade, un énorme toboggan gonflable puis le fameux tourniquet qui est presque trop simple à éviter puis... et bien c'est fini. On aura bien rigolé mais on reste quand même un peu sur sa faim.

L'AMBIANCE ÉTAIT AU RENDEZ-VOUS

"Big fun now": c'est un des gros arguments des Air Games qui n'ont pas déçu sur ce front. La musique de festival, les échauffements déjantés, les animateurs enjoués et tout ça dans un cadre unique. Ça donne tout de suite envie de se joindre aux coureurs pour enchaîner les obstacles, cabrioles et chutes en tout genre.

LE CONCEPT

L'idée est tout simplement géniale: c'est le genre d'événements que je voudrais voir plus souvent au Luxembourg. C'est amusant, c'est sportif sans toucher à l'extrême et c'est une très bonne manière de se distraire le week-end.

PAS OU PEU D'ORGANISATION

C'est le point noir de cette édition luxembourgeoise des Air Games. On mentionnera le plan très approximatif de l'événement communiqué via les réseaux sociaux quelques jours avant le jour J, le stationnement (très) mal indiqué, le parcours à peine délimité (petits plots sur la voie piétonne autour du lac), le manque de surveillance autour des obstacles permettant à certains malins de passer plusieurs fois et engendrant d'interminables files d'attente...

Les files d'attente devant un obstacle tôt dimanche matin. Plus on s'approchait de midi, plus longues elles étaient... / © Domingos Oliveira/RTL Luxembourg

Le manque d'organisation, de surveillance et de délimitations permettait à n'importe qui de se joindre à la course. Si dit comme ça, ça ne semble pas être un problème vu la philosophie de l'événement, ça n'a logiquement pas plu aux participants qui avaient payé leur place au prix fort et encore moins à ceux qui avaient payé pour un deuxième tour sur le parcours.

On reviendra brièvement sur les deux premiers kilomètres de course où la seule chose à voir, c'était le lac. Si le reste du parcours était très amusant, j'aurais préféré un parcours plus court avec plus d'obstacles. Les distances entre les premiers obstacles étaient vraiment trop longues.

Le plan communiqué sur les réseaux sociaux par Air Games. La ligne de départ, le parcours, la ligne d'arrivée. Rien n'est indiqué. / © Facebook/ Air Games

En somme, une organisation incohérente qui est parfois venue gâcher le plaisir des participants qui, à ce prix, étaient en droit d'en demander plus.

LE PRIX...

Je serai direct: 50 euros la place, c'est un peu cher payé. Surtout lorsqu'on considère que sur deux kilomètres, il n'y avait pas d'obstacle, que l'organisation laissait vraiment à désirer et que les obstacles étaient très peu surveillés par l'organisation.