Nous avons accompagné des aspirants pompiers lors de leur test sportif intermédiaire. Bilan: des courbatures et surtout un respect encore plus grand pour ces sauveteurs au grand coeur!

Il existe peu de métiers où l'on se met à ce point au service des autres, jusqu'à mettre en péril sa vie. Et rappelons qu'au Luxembourg, cet engagement est d'autant plus grand que la majorité des pompiers sont bénévoles! Mais que l'on soit pompier volontaire ou professionnel, il existe une exigence à ne surtout pas négliger: le sport. Être sportif n'est pas un hobby, c'est une nécessité vitale.

Fin juillet, nous avons pu le vérifier en participant à l'évaluation sportive intermédiaire organisée par le CGDIS à Dudelange. 60 pompiers professionnels stagiaires ont dû se plier aux exercices suivants:

• Escalade d’une auto-échelle pompier à 30m de hauteur
• Un parcours d’adresse en tenue de feu sur 120m
• Montée de 138 marches en tenue de feu
• Un test d’endurance musculaire (gainage)

Après leurs premiers six mois de formation, les jeunes pompiers ont pu mesurer leur progression lors de ces exercices qui ont pour objectif "de garantir leur sécurité et d’optimiser leurs actions dans le cadre de leurs missions." Quant à nous, nous avons pu vérifier à quel point il faut avoir un bon (et un grand) cœur pour devenir sauveteur!

L'AVIS DES JOURNALISTES

Romain: C'est un rêve de gosse qui devient réalité! Et même si nous n'avons pas pu tester toutes les épreuves, se glisser dans la tenue d'un pompier est déjà une expérience extraordinaire. Les épreuves sont exigeantes, mais rien d'insurmontable. Il faut garder à l'esprit qu'il ne s'agit pas que de sport: être endurant, courageux et agile sont des nécessités vitales pour ces soldats du feu. Mon meilleur souvenir, cela reste incontestablement la solidarité que nous avons ressenti parmi ces pompiers. Là encore, c'est une nécessité, mais à mes yeux, cela rend ces hommes et ces femmes encore plus admirables!

Thomas: Enfiler la tenue, le casque, le matériel d'assistance respiratoire... Et se rendre compte que tout ça pèse vraiment très lourd. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'un test intermédiaire qui, tel un examen blanc, est venu leur rappeler qu'il allait falloir travailler dur pour devenir pompier. Je ne peux que leur souhaiter bon courage pour le véritable test physique qui les attend en fin de formation: les précédents exercices accompagnés d'épreuves d'endurance en course à pied et en natation. Tout un programme !