Luxembourg-ville est vallonnée? Pas de problème, les adeptes du vélo peuvent miser sur l'assistance électrique pour arriver au travail.

Il y a deux ans déjà, j'écrivais sur mon quotidien de "vélotaffeur" à Luxembourg-ville. Un mode de vie que j'ai conservé mais qui a évolué. Si le parcours reste le même, la monture a gagné quelques watts: désormais, c'est en vélo à assistance électrique que je rallie le siège de RTL depuis la gare de Luxembourg.

Avant d'aller plus loin, j'en profite pour rétablir une vérité simple: un vélo électrique n'avance pas à votre place. L'assistance s'enclenche uniquement lorsque vous pédalez et se coupera automatiquement si vous dépassez les 25 km/h et/ou si vous arrêtez de pédaler. Autrement dit, il se révèle particulièrement pratique lors d'un redémarrage ou en montée, mais ne vous sera presque d'aucune aide sur des sections plates. Il sera même carrément inutile en descente.

UN GAIN DE TEMPS APPRÉCIABLE

Moins écolo que le vélo "musculaire" à cause de sa batterie, ma nouvelle petite reine a tout de même de nombreux arguments à faire valoir. Avec, en premier lieu, un gain de temps de quelques minutes sur chaque trajet. Malgré le chantier du Viaduc, qui m'oblige à faire un détour par le pont Adolphe et le parc, mon temps de trajet n'a pas bougé. Et en me mêlant au trafic sur le Viaduc, je gagne même deux à trois minutes sur les six kilomètres (et 80 m de dénivelé positif environ) qui me séparent de la rédaction.

Un gain notable auquel s'ajoutent une dizaine de minutes grappillées à l'arrivée: avec un moteur logé dans la roue arrière du vélo, remonter le centre-ville puis le Kirchberg n'a plus rien de très sportif, même avec une chemise sur le dos. Résultat: j'arrive au travail frais comme un gardon et ne suis plus obligé de passer par la douche avant de prendre mon poste.

Dans le sens Kirchberg>gare, le dénivelé ultra négatif du parcours ne nécessite même pas d'allumer le moteur. Mon temps de trajet est inchangé par rapport à mon ancien vélo et je recharge moins souvent la batterie.

UN INVESTISSEMENT DE POIDS

Si les modèles urbains haut de gamme restent très maniables et vifs, de nombreux vélos électriques plus accessibles risquent - littéralement - de vous peser. Certains, y compris les Vél'oh de la capitale, peuvent atteindre voire dépasser les 20 kg. Un poids à prendre en compte au moment de gravir quelques marches ou de manœuvrer pour monter le vélo dans le train ou un appartement.

Moins abordable que son cousin "musculaire" (comptez 600€ pour de l'entrée de gamme, près de 2.000€ pour une monture allégée et plus autonome), le vélo électrique oblige son propriétaire à investir dans sa sécurité. Avec, évidemment, un antivol digne de ce nom, de préférence en "U" ou au format chaîne. Un dispositif indispensable sur lequel il ne faudra pas hésiter à mettre le prix, les vélos électriques étant plus onéreux donc davantage ciblés par les voleurs.

Hormis ces quelques défauts, le "VAE" est une bonne alternative qui séduit sur les parcours proposés par la capitale... À condition de pouvoir investir et sécuriser votre nouvel engin.