La compagnie aérienne portugaise TAP a informé ses clients jeudi du vol par des pirates informatiques de certaines de leurs données personnelles, hors données de paiement. Des données qui ont ensuite été publiées sur le "dark web".

TAP a indiqué dans une lettre adressée à ses clients que la cyberattaque, lancée le mois dernier, avait permis d'obtenir de ses serveurs informatique les noms, nationalité, adresse électronique, adresse personnelle, numéro de téléphone et numéro de fidélité de certains d'entre eux.

"La diffusion des données personnelles via des sources ouvertes pourrait accroître le risque de leur utilisation illégale, notamment en vue d'obtenir d'autres données (...) dans le cadre de tentatives frauduleuses telles que l'hameçonnage", a déclaré la TAP.

"Rien n'indique que des données de paiement aient été extraites des systèmes de la TAP", a-t-elle ajouté. La compagnie aérienne a également indiqué qu'elle avait pris des mesures pour maintenir ses systèmes en état de marche et protéger d'autres données.

PLUS D'UN MILLION DE CLIENTS TOUCHÉS

La compagnie met tout en œuvre pour renforcer la protection de ses "infrastructures et des données clients", a affirmé la Française Christine Ourmières-Widener, directrice générale de la compagnie publique portugaise.

"Il n'y a pas de données liées aux paiements", a toutefois assuré la responsable de TAP qui n'était pas en mesure de confirmer les informations des médias portugais selon lesquelles près de 1,5 million de personnes ont été touchées.

"On n'a pas encore la confirmation du nombre exact de clients [affectés] parce que les traces ont totalement disparu", a-t-elle précisé.
TAP avait publié un communiqué mercredi pour alerter ses clients et leur demander de rester "prudents" quant à la possibilité d'une "utilisation illégitime" de données personnelles, ajoutant néanmoins qu'elle avait rapidement pris des mesures pour s'assurer d'un "fonctionnement sécurisé" de ses systèmes opérationnels.

Après la police judiciaire, le ministère public portugais a également ouvert une enquête sur cette attaque, a-t-il annoncé jeudi.

A l'instar de TAP, plusieurs autres groupes portugais ont été victimes d'attaques informatiques ces derniers mois.
Parmi les sociétés ciblées figuraient le groupe de distribution Sonae, l'opérateur téléphonique Vodafone ou encore le groupe de médias Impresa, propriétaire de l'hebdomadaire Expresso et de la chaîne de télévision privée SIC.